Renvoyé à une date ultérieure, puis contre toute attente maintenu, le tout premier congrès de l'Union du Peuple Gabonais (UPG) n'aura finalement pas lieu, selon une déclaration faite lundi 2 juin par le secrétaire exécutif du parti, Mathieu Mboumba Nziengui.
Décidément, l'Union du Peuple Gabon n'arrive toujours pas à accorder leurs violons quant à l’organisation du premier congrès de ce parti d’opposition. Tantôt renvoyé, tantôt maintenu, les militants des deux camps qui se disputent le leadership du parti (d’un côté le camp Thomas Ibinga, et de l’autre celui de Mathieu Mboumba Nziengui) ne savent plus sur quel pied danser.
Après l’annonce, la semaine dernière, du maintien des dates initialement prévues, Mathieu Mboumba Nziengui a fait une sortie précisant que le Congrès aura lieu, mais pas aux dates indiquées par la mouvance "loyaliste", car selon ses propos, il n'entend pas satisfaire « les ambitions démesurées des prétendus loyalistes, sans participation des différentes fédérations légalement enregistrées au sein de l'UPG ».
« Si les loyalistes tiennent absolument à maintenir cette date, ce Congrès sera le leur et non celui de l'UPG », prévient Mathieu Mboumba Nziengui.
Par ailleurs, il a également annoncé que le siège du parti sis au quartier Awendjé , dans le 4ème arrondissement de Libreville était assiégé par le camp des loyalistes en tête desquels, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, Jean Romain Mourou Mbina, Thomas Ibinga et Pélagie Itsana.
Depuis la disparition en 2011 du fondateur de l'UPG, Pierre Mamboundou, le parti fait l'objet de véritables dissensions qui compromettent son positionnement et son influence sur la scène politique gabonaise.