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Cameroun: la douane saisit 118 pointes d’ivoire en provenance du Gabon
Publié le mercredi 4 novembre 2020  |  Gabon Media Time
Braconnage:
© Autre presse par DR
Braconnage: ces peines de prison pour trafic d’ivoire qui ne dissuadent personne
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La nouvelle a été rendue publique par notre confrère de Afrik21. En effet, la douane camerounaise a mis la main sur une bande de braconniers à Ambam le 22 octobre dernier. L’importante cargaison de ces trafiquants d’ivoire est estimée à 118 pointes d’ivoire pesant 626 kilogrammes en provenance du Gabon, pays voisin.

Il s’agit sans doute de la plus grande saisie de produits de contrebande jamais faite par la douane camerounaise à Ambam, une localité située au sud du pays, à la frontière avec le Gabon et la Guinée équatoriale. En effet, le 22 octobre 2020 les agents de la douane camerounaise y ont saisi 118 pointes d’ivoire soigneusement conservées par les braconniers dans une camionnette en provenance de notre pays, le Gabon.

Seul artisan de ce trafic interpellé, le chauffeur du véhicule a été mis à la disposition de la compagnie de gendarmerie d’Ambam pour nécessité d’enquête. Il va sans dire que pour amasser une telle marchandise, les braconniers ont dû abattre pas moins de 59 éléphants adultes. Et ce, foulant aux pieds le cadre légal protégeant cette espèce faunique.

Pour information, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) de 1989 dont le Cameroun et le Gabon sont signataires prohibe ce type de commerce. Cette affaire des plus regrettables jette d’emblée le discrédit sur la présumée efficacité des autorités gabonaises à protéger les éléphants. Pourtant le ministre des Forêts, le Pr. Lee White ne manque pas de vanter les efforts consentis par le gouvernement dans ce cadre.

Une chose est d’ores et déjà certaine c’est que ce trafic d’ivoire ne trouve ses origines que dans la complicité entre écogardes et braconniers. C’est d’ailleurs ce que n’ont cessé de dénoncer les ONG. « Quand on gagne 200 000 F CFA par mois, la tentation d’obtenir quelques millions facilement est énorme », expliquait Sebastiaan Verhage, directeur de programme au World Wildlife Fund (WWF) Gabon en 2013 dans les colonnes de Jeune Afrique. Près de 7 ans après, la situation semble n’avoir pas évolué d’un iota. Les frontières gabonaises demeurent poreuses.
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