Politique
Gabon : Jean Ping taillé en pièces par Frédéric Massavala
Publié le dimanche 10 novembre 2019 | Gabon Review

© RFI par Yves-Laurent Goma
L’opposant Frédéric Massavala Maboumba, ce dimanche 9 juin 2019, à son domicile de Libreville au Gabon. |
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Cinq mois après sa sortie de prison, l’opposant Frédéric Massavala Maboumba a clairement présenté, samedi 9 novembre, son ancien allié Jean Ping comme faisant partie de ceux qui maintiennent les Gabonais dans la misère par la multiplication de ses discours irréalistes. L’ancien porte-parole de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) assure être disposé à parler avec le pouvoir, y compris pour la libération des opposants encore incarcérés.
Libéré de prison en juin dernier après 19 mois de détention à «Sans-Famille», Frédéric Massavala Maboumba n’a pas perdu sa verve et sa liberté de ton. Mais cette fois, le bagout de l’ancien porte-parole de la CNR s’est retourné contre ses anciens alliés, et particulièrement contre Jean Ping dont le soutien lui a manqué alors qu’il était incarcéré. Disant avoir beaucoup appris de la Bible ces derniers mois, l’opposant assure être devenu un autre homme, y compris dans sa conception de la politique. Son nouveau positionnement s’en ressent : il dit être parvenu à «transcender les clivages subjectifs».
«Je demeure un opposant, mais un opposant qui n’a pas peur d’aller parler au pouvoir, même si cela me coûte d’être traité de tous les petits noms d’oiseaux», lâche-t-il, avant de prendre explicitement ses distances avec le patron de la CNR, qu’il accuse d’«enfumer les Gabonais» , de «pédaler dans le vide» et d’emprisonner le débat politique dans l’élection présidentielle de 2016. Or, assure-t-il, «2016 est très loin derrière nous, et 2023 encore plus loin. Il faut penser à maintenant».
Pour Frédéric Massavala Maboumba, la priorité du moment est l’amélioration des conditions de vies des Gabonais et non la multiplication des discours «irréalistes» qui, selon lui, a pour conséquence de maintenir les populations dans la misère au lieu de chercher à les en sortir. Il cite pêle-mêle l’état des routes, le tourisme, l’agriculture et la pêche qui, estime-t-il, devraient préoccuper “les hommes d’Etat“, mais qui sont éludés par “les politiciens“.
«Si on continue à dire aux gens que ça arrive bientôt alors que ça ne viendra jamais en réalité, on court le risque d’être discrédité à jamais», lance-t-il, visant le discours du chef de file de la CNR.
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