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Gabon : Polémique à Port-Gentil après le remaniement du gouvernement
Publié le mardi 18 juin 2019  |  InfosGabon
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Le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, a reçu en audience le Premier ministre chef du gouvernement M. Julien Nkoghé Békalé
Lundi 29 Avril 2019. Le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, a reçu ce jour en audience le Premier ministre chef du gouvernement M. Julien Nkoghé Békalé pour faire le point sur l’actualité et les activités du gouvernement
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Libreville, L’hebdomadaire panafricain lance une polémique inutile sur la sortie de Pascal Houagni Ambouroue, ancien ministre du Pétrole et des Hydrocarbures, de l’équipe gouvernementale. Une controverse de nature à enflammer les esprits.

Dans son édition en kiosque, à la page 9 consacrée aux brèves, Jeune Afrique titre : «Gabon : grogne à Port-Gentil ». Dans son développement, le magazine panafricain fait savoir que «la nomination de Noël Mboumba au ministère du Pétrole fait grincer des dents à Port-Gentil. En cause : l’éviction, au profit de ce Punu de Tchibanga (Sud), de Pascal Houagni Ambouroue, Myéné de l’Ogooué-Maritime».

«Les Port-Gentillais estiment avoir perdu leur principal représentant au gouvernement, malgré la présence en son sein de Jean-Fidèle Otandault, natif de la ville. D’autant que l’une des leurs, Carmen Ndaot (Industrie), a elle aussi été limogée», poursuit le journal.

Les faits, tels que présentés par la publication de Bechir Ben Yahmed ne rapportent nulle part ailleurs comment est-ce que les Port-Gentillais ont manifesté leur mécontentement après la sortie de deux des leurs du gouvernement du 10 juin dernier.

Pour un journal de la dimension de Jeune Afrique, l’on se serait quand même attendu qu’il nous dise, reportage à l’appui (chose vue et entendue), si cette «grogne» s’est faite par des manifestations de rue, un sit-in, une pétition, etc. Peut-être, faudrait-il rappeler à Jeune Afrique que Pascal Houagni Ambouroue et Carmen Ndaot étaient des ministres de la République et non de Port-Gentil et donc, travaillaient dans l’intérêt supérieur de l’Etat gabonais.

Et non d’une région donnée du Gabon, encore moins au service de leur groupe ethnique. Dans ce cas, le Gabon ne serait plus une République. Du temps où ils étaient aux affaires, ces deux hauts fonctionnaires, bien connus pour leur sens patriotique et leur intégrité, n’accordaient aucun traitement de faveur aux ressortissants de la province de l’Ogooué-Maritime dont ils sont issus.

Cette publication veut-elle insinuer que les deux anciens ministres, dans leur gestion, octroyaient des faveurs aux leurs au détriment du reste de leurs concitoyens? Veut-elle inciter les Port-Gentillais au soulèvement au prétexte qu’ils seront désormais lésés après ces deux départs?

Bien qu’en dehors du gouvernement, Pascal Houagni Ambouroue et Carmen Ndaot, deux Gabonais aux grandes qualités, pourront toujours être sollicités par la République tant que besoin sera, à l’instar de plusieurs autres qui, avant eux, ont été remerciés, puis rappelés.

Faudrait-il encore rappeler à Jeune Afrique les deux anciens membres du gouvernement sus-cités ont rempli avec dévouement et abnégation une mission dont le peuple gabonais est et sera le principal bénéficiaire. Leur sortie n’est en rien une sanction non plus.

Ils ne sont pas pour autant des bannis des plans d’Ali Bongo Ondimba. La polémique que veut lancer la bande à Bechir Ben Yahmed est de nature à verser l’huile sur le feu.

Trêve de polémique dans un pays où, à l’unisson, les bailleurs de fonds disent que les voyants au vert après la longue traversée du désert, consécutive au choc pétrolier mondial de 2014.

Concrètement, dans quel intérêt ce journal alimenterait-il une telle controverse?

FIN/INFOSGABON/SM/2019
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