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Kevazingogate : la cour du roi Pétaud ou la République au campement (Marcel Djabioh)
Publié le vendredi 31 mai 2019  |  Gabon Actu
Marcel
© Autre presse par DR
Marcel Djabioh, citoyen libre
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Libreville – Cadre de l’Union nationale (UN, opposition), Marcel Djabioh en sa qualité de Citoyen libre est revenu dans une libre tribune sur le scandale de la disparition de 353 containers de Kévazingo, bois rare et précieux pour reposer sur le tapis le problème de l’exploitation illégale du bois au Gabon. Opposant connu comme tel, M. Djabioh pose des questions, critique, accuse et esquisse des solutions. Lecture !

Le documentaire réalisé et publié par l’Ong britannique « Agence Internationale pour l’Environnement » (EIA) est si édifiant, qu’il a permis à plusieurs gabonais de comprendre que le Kevazingogate n’est que la partie visible de l’iceberg, et qu’une haute mafia plus importante est organisée par des exploitants forestiers chinois, avec la complicité très active des autorités administratives et politiques gabonaises.

Sous d’autres cieux, ces révélations faites par les acteurs eux-mêmes, auraient automatiquement entraîné la prise immédiate de mesures conservatoires par le Premier désormais en charge de la forêt, et l’ouverture d’une enquête judiciaire, afin de faire la lumière sur les activités mafieuses des sociétés dont les responsables se sont exprimés sans langue de bois dans les vidéos publiées.

Au lieu de cela, ce qu’on trouve à servir au gabonais et au monde entier, c’est l’image d’une république au campement, où chacun choisit d’occuper la place qu’il veut comme il veut et de faire ce que bon lui semble. Ainsi, un ministre délégué se sent autorisé à s’exprimer sur les antennes de radio internationale, au nom du Gouvernement et du Président de la République en lieu et place du Président de la république, du Premier ministre, du ministre porte-parole du gouvernement et du porte-parole de la présidence de la république.

De quelles compétences disposerait un ministre délégué, pour justifier le limogeage d’un vice-président de la république et d’un ministre d’état qui plus est, a été son supérieur hiérarchique direct, allant jusqu’à accabler ce dernier sans aucune retenue alors que sa culpabilité n’est pas encore prouvée, et qu’il bénéficie de la présomption d’innocence ?

Pendant qu’on y est, quand est-ce que Monsieur le ministre délégué qui semble avoir tant de pouvoirs, prendra-t-il un arrêté ou une décision retirant leurs licences, aux société forestières chinoises « WCTS » et « SSMO Gabon » dont les responsables reconnaissent faire de la surexploitation et entretenir un grand réseau d’évasion fiscale, nuisant gravement à l’économie et aux finances du pays ?

Les gabonais attendent du gouvernement, une plainte portée contre ces sociétés, afin que toutes les personnes impliquées dans cette haute mafia, quels que soient leurs rangs et grades, puissent être interpellées et traduites devant les juridictions compétentes. Sinon, le reste n’est que diversion.

Marcel Djabioh, opposant et citoyen libre gabonais
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