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Gabon : Marc Ona Essangui salue la mobilisation des autorités dans l’affaire des 353 conteneurs disparus de kevazingo
Publié le dimanche 19 mai 2019  |  LaLibreville.com
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© Autre presse par DR
Marc Ona Essangui, le Secrétaire exécutif de Brainforest
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Le secrétaire exécutif de l’ONG Brain Forest section Gabon, proche de l’opposition, était l’invité ce samedi de l’émission « Controverse » sur Radio Gabon. S’il ne s’est pas dit surpris par l’affaire des conteneurs disparus de kevazingo, il a en revanche salué la rapidité avec laquelle les autorités judiciaires et politiques se sont saisies du dossier.

« 71 % des permis forestiers sont attribués aux entreprises chinoises », a indiqué Marc Ona Essangui, citant des statistiques du ministère des forêts et du plan climat qui, selon lui, ne respectent pas les plans d’aménagements forestiers du Gabon.

Reste que, pour l’activiste, des fonctionnaires gabonais véreux en sont les complices, « à tous les niveaux de la chaîne de responsabilité ».

« Le bois a été la première source de revenus dans notre pays avant le pétrole. Quelques fonctionnaires se sont accaparés cette ressource pour se constituer en véritable mafia », a dénoncé l’activiste.

Celui-ci réclame la transparence en matière de revenus tirés du bois. « L’exploitation du bois rapporte combien dans la loi de finance au Gabon ? On ne sait pas précisément car ils sont intégrés dans la rubrique des revenus hors pétrole et ne font pas l’objet d’une ligne distincte, spécifique. Le flou reste donc total », fait observer M. Ona Essangui.

L’activiste s’est toutefois félicité de la manière dont les autorités judiciaires (qui ont rapidement ouvert une enquête et ordonné des mises en examen) et politiques (qui ont suspendu cette semaine de leurs fonctions 13 hauts fonctionnaires) se sont saisies de l’affaire. « Quand des choses vont dans le bon sens, il faut le reconnaître », a concédé ce proche de l’opposition, d’habitude peu avare de critiques à l’égard des autorités gabonaises.
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