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Clients des logements de Bikélé : «Nous occupons les maisons en l’état»
Publié le lundi 6 mai 2019  |  Gabon Review
Le
© Autre presse par DR
Le Président de la République, Ali Bongo visite les logements de Bikélé
jeudi 5 mars 2015. Chantier des 5000 logements, à Bikélé, dans le 3e arrondissement de Ntoum
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Le collectif des clients des logements sociaux de Bikélé a tenu son assemblée générale, le 4 mai sur le site de Bikélé, dans la commune de Ntoum. Au cours de cette rencontre, les clients ont réitéré leur décision d’occuper les logements en l’état. Président du collectif, Klaus Oleri revient avec Gabonreview sur les tenants et aboutissants de cette décision.

Gabonreview : Que retenir de cette assemblée générale ?

Klaus Oleri : Au cours de cette assemblée générale, il était question de faire le rendu de la rencontre que nous avons eue avec le ministre de l’Habitat. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer aux adhérents du collectif la décision qui a été prise par le gouvernement de nous céder les maisons en l’État. Par ailleurs, il s’est dit sur les réseaux sociaux que l’État nous a cédé les maisons gratuitement. Ce qui n’est pas le cas. Les maisons nous seront cédées, mais nous allons les payer après avoir fait une évaluation de l’existant. Les maisons seront donc prises en l’état, afin que chaque client termine les travaux, pour ceux dont les habitations sont inachevées.

S’achemine-t-on enfin vers le dénouement du dossier des logements sociaux de Bikélé ?

Pour la première fois depuis le début des démarches avec le gouvernement, il y a cinq ans, nous avons l’impression d’être enfin écoutés. Nous avons vu en l’actuel ministre de l’Habitat, quelqu’un qui souhaite définitivement terminer avec ce dossier. Cinq ans, c’est effectivement trop. Et le ministre nous a assuré que le gouvernement veut résoudre ce problème de manière définitive, en nous cédant les maisons en l’état. Maintenant, il reste les différentes démarches avec la SNI (Société nationale immobilière, NDLR) et les autres parties prenantes, pour que les modalités de paiement retenues dès le départ soient maintenues. C’est-à-dire, payer par échéances. Il nous revient donc de nous organiser pour que les choses se passent dans le respect des lois en vigueur.

Parmi les clients figurent ceux qui ont payé les maisons en intégralité, sans qu’elles soient achevées. Quelles issues s’offrent à eux ?

Pour ceux qui ont tout payé, la question sera abordée avec la tutelle. Tous les points seront étudiés. Nous estimons cependant que pour cette catégorie de clients, s’ils ne souhaitent prendre les maisons en l’état, des mécanismes de compensation seront mis en place. Dans le cas contraire, ils seront intégralement remboursés. Ce sont les deux seules issues qui s’offrent à ces clients-là.

Qu’en est-il de la problématique de l’eau et l’électricité ?

Nous avons déjà entamé les démarches, car certains habitent déjà le site. Bien entendu, cela suggère certaines commodités comme l’eau et l’électricité. Nous avons sollicité un prestataire et nous attendons juste l’aval de la SEEG (Société d’énergie et d’eau du Gabon, NDLR) faire l’extension de ces deux ressources, qui sont inexistantes sur le site. Ces démarches ont par ailleurs été exposées au ministre, qui nous a assuré que le gouvernement tiendra compte de toutes ces dépenses.

Quid du risque des squatters ?

Nous nous organisons avec des gardiens payés à nos frais, pour essayer de dissuader ces gens-là. D’autant plus qu’ils ne sont pas les seuls, vu que nous sommes également confrontés aux vols de matériaux avec les baies vitrées, notamment. La présence humaine n’étant pas conséquente sur le site, l’insécurité y a pris vie. Mais nous nous organisons comme il se doit pour décourager squatters et vandales.
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