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Vente des fascicules à l’UOB : la mutuelle appelle l’administration universitaire à prendre ses responsabilités
Publié le mardi 19 fevrier 2019  |  Agence Gabonaise de Presse
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© Autre presse par DR
Une vue des étudiants de l’UOB à Libreville
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Appelé à disparaitre au moment de l’augmentation des frais universitaires, il y a deux ans, le commerce des fascicules est de retour à l’Université Omar Bongo (UOB). Un business aux contours flous, que les étudiants souhaitent voir stopper, au risque de perturber les cours dans les jours qui viennent. Le président de la mutuelle de l’UOB, Ange Gaël Makaya Makaya a appelé l’administration universitaire à prendre ses responsabilités, tout en menaçant de faire perturber les cours des enseignants qui éconduiront les étudiants pour non achat de fascicules.

A beau chasser le naturel, il revient au galop. Cet adage n’a jamais été aussi palpable qu’avec le retour, à l’Université Omar Bongo de Libreville, de la vente des fascicules. Le business, qui consiste pour les professeurs à vendre leurs supports de cours aux étudiants, a repris des couleurs depuis le début de l’année académique. Au point de créer des remous et des menaces de perturbation de cours de la part des apprenants. Car il faut savoir que cette pratique avait été bannie avec l’augmentation des frais universitaires en 2017. Stopper le commerce des fascicules faisait en effet partie, en plus de l’amélioration des conditions d’études, des changements souhaités par les étudiants pour s’acquitter des nouveaux tarifs. Lesquels étaient passés de 9 à 50 000 F CFA pour le cycle Licence, de 20 à 75 000 F CFA pour le Master, et à 1 million de F CFA pour le Doctorat.

Comment comprendre donc qu’après une augmentation de près de 400% des frais universitaires, et des promesses d’amélioration quasiment non-tenues, les enseignants en viennent à remettre leur commerce sur le tapis, sans que la hiérarchie universitaire ne dise stop à ces agissements ?

Que gagnent finalement les étudiants en contrepartie de ces augmentations de frais universitaires, si leurs conditions d’apprentissage s’en trouvent davantage compliquées ?

Ce sont autant de questions qui ont justifié la sortie colérique de la mutuelle universitaire, la semaine écoulée. Ange Gaël Makaya Makaya, le président, a en effet fustigé le fait que «la participation aux cours ou aux évaluations soit conditionnée par l’acquisition du fascicule de cours par l’étudiant». Pour le leader estudiantin, ce n’est rien d’autre qu’«une violation manifeste des droits des étudiants». Autant dire une arnaque ! D’autant plus qu’aucune communication n’est faite sur l’utilisation des fonds récoltés, a-t-il déploré. Le président de la mutuelle a appelé l’administration universitaire à prendre ses responsabilités, tout en menaçant de faire perturber les cours des enseignants qui éconduiront les étudiants pour défaut d’achat de fascicules.

Et pour ne pas arranger les choses, une problématique aux contours similaires prend elle aussi de l’ampleur au sein du «Grand portail». Il s’agit de l’obligation faite par certains chefs de départements de se faire payer des inscriptions dites pédagogiques, en dehors des frais universitaires officiels. Là également, la mutuelle a appelé «au remboursement desdites sommes à ceux des étudiants qui s’en étaient déjà acquittées».

Freddy Eyogue
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