L’Organisation nationale des employés du secteur pétrolier et activités connexes (Onep) annonce des heures difficiles pour le pays, avec leur entrée en grève générale de trois jours. Rejoignant ainsi un front social qui commence à s’amplifier depuis hier lundi.
Après les régies financières hier lundi, le secteur pétrolier est lui aussi rentré en grève depuis ce mardi à 06 heures. C’est ce qu’explique un communiqué de l’Organisation nationale des employés du secteur pétrolier et activités connexes (Onep), largement partagé sur les réseaux sociaux. Il y est fait part «d’une grève générale de trois jours au sein de l’ensemble des installations, sites et bases des entreprises du secteur pétrolier et activités connexes».
Quoique qu’avec un service minimum. Un communiqué qui fait craindre chez plusieurs usagers des perturbations majeures dans des domaines telles que la fourniture en gaz butane et en carburant.
L’Onep avait déposé un préavis de grève le 3 décembre dernier sur la table du Premier ministre gabonais. Mais Face au «mutisme» du gouvernement, le syndicat pétrolier a décidé de passer à la vitesse supérieure, en stoppant toute activité.
Les grévistes réclament, entre autres, «la réintégration immédiate et sans condition des 6 travailleurs gabonais licenciés illégalement par Total Gabon au sortir de la grève d’août dernier». Mais aussi, l’application par tous leurs employeurs, et sous la houlette du gouvernement, «des dispositions légales et réglementaires en matière d’emploi, de travail, de sécurité sociale» au Gabon.
De manière générale, les grèves multisectorielles qui s’enchaînent sont de nature à maintenir le pays dans une situation financière qui est déjà difficile. Surtout qu’en dehors des régies financières et du secteur pétrolier, quelques autres syndicats, à l’instar de la Confédération Dynamique unitaire (DU), mènent eux aussi des mouvements d’humeur, quoique partiellement suivis.