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L’OPAM dénonce des sanctions sévères de la HAC contre le journal l’Aube et son rédacteur en chef
Publié le mercredi 14 novembre 2018  |  Gabon Actu
Guy
© Autre presse par DR
Guy Pierre Biteghe ,le directeur de publication de l’hebdomadaire Le Mbandja.
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Libreville– L ’Organisation patronale des médias (OPAM) a dénoncé mardi dans un communiqué des sanctions « sévères et aveugles » prises le 8 novembre courant par la Haute autorité de le communication (HAC) contre le journal l’Aube (3 mois d’interdiction de paraître) et son rédacteur en chef Orca Boudiandza Mouelé (6 mois d’interdiction d’exercer ses fonctions), pour avoir écrit un article qualifié d’insidieux sur la santé du Président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre dernier à Riyad en Arabie Saoudite pour une « fatigue sévère ».

« L’OPAM dit à nouveau son indignation à la suite de ces nouvelles mesures d’atteintes à la liberté de la presse au Gabon par l’autorité de régulation qui, en moins de six mois d’existence, s’est montrée extrêmement répressive vis-à-vis de la presse libre en ayant la main lourde sur les journaux « Echos du Nord » qui a déjà écopé de deux sanctions, d’un (1) mois chacune ; « La Loupe » deux sanctions, d’un (1) mois chacune et « L’Aube » qui vient de passer à la trappe, avec une suspension de (3) trois mois », a fustigé le communiqué signé de Guy Pierre Biteghé, président de l’OPAM.

L’OPAM qui exige la levée de ces lourdes sanctions, « se réserve le droit d’entreprendre des actions allant dans le sens de la préservation de l’Etat de droit et de la liberté de la presse ».

Aussi, l’organisation ayant pour champ d’actions la défense des intérêts de la corporation a exhorté « le Président de la HAC et son équipe à ne pas verser systématiquement dans la répression aveugle pour ordonner un secteur sensible certes, mais qui a besoin d’être accompagné au lieu d’être martyrisé ou terrorisé ».

L’article incriminé paru le 5 novembre courant dans l’hebdomadaire l’Aube était intitulé : « le Gabon en (très dangereux) pilotage automatique ». La suite de l’article mentionnait : « Attention vol de très forte turbulence, l’information autour de l’état de santé d’Ali Bongo étant farouchement cadenassée, il n’est donc pas possible d’estimer la durée de son absence. Alors plus que de laisser les populations de tirer les plombs sur la comète et se perdre en conjecture hasardeuse, le Premier Ministre Issozé Ngondet devait en toute logique tirer les conséquences de ce qu’il lui-même qualifié de non évènement, en constatant la vacance de pouvoir dans les conditions prévues par la constitution et investir Lucie Mboussou dans ses prérogatives républicaines. Le Gabon en cette période de crise a plus que jamais besoin d’être dirigé dans les normes et non dans l’informel comme c’est le cas le 24 octobre 2018 ».

Antoine Relaxe
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