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Réorganisation du secteur aurifère: début du recensement des exploitants
Publié le lundi 12 novembre 2018  |  Gaboneco
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© Autre presse par DR
Exploitation artisanale de l`or
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Après avoir suspendu en septembre dernier l’exploitation de l’or sur l’ensemble du territoire pour une meilleure maîtrise de cette activité, le gouvernement via le Ministère des Mines lance la phase du recensement des exploitants de cette ressource minière. Laquelle phase débute ce lundi 12 novembre 2018 et s’étendra sur un peu plus de quatorze jours.

La réorganisation du secteur aurifère est imminente au Gabon. Une opération intervenant trois mois après la suspension de l’exploitation par le gouvernement qui veut faire bouger les lignes. Les exploitants ont ainsi l’occasion de régulariser leurs activités, la plupart du temps informelles, auprès des services compétents du Ministère des Mines. La phase de récemment annoncée, il y a seulement quelques jours, s’ouvre ce 12 novembre et s’étend jusqu’au 30 du même mois. « Tout opérateur qui ne se fera pas recenser durant la période officielle sera considéré comme en situation d’illégalité, et se verra retirer son autorisation ou permis d’exercer », prévient une note du ministère qui des mois auparavant avait affiché l’ambition de réorganiser le secteur et par la même occasion mettre un terme au trafic illégal.

L’opération débute en principe dans le centre du pays, précisément dans la province de l’Ogooué-Ivindo, (Ndlr : considérée comme le cœur névralgique de l’activité aurifère). Cette opération est d’autant plus nécessaire et légitime que depuis plusieurs années, malgré l’exploitation effrénée de cette ressource au Gabon et des gains qui en découlaient, l’Etat n’a jamais pu réellement profiter de la production de l’or. La fraude, mêlée aux conséquences néfaste sur l’environnement ont souvent caractérisé cette exploitation. Le bilan officiel du ministère après un audit, fait à cet effet état des pertes d’environ 4 tonnes avalées par les circuits illicites contre une production déclarée en 2017 d’à peine 500 kg. Aujourd’hui le ministère veut pleinement faire profiter à l’Etat cette ressource. Pour les années à venir, le ministère veut faire monter la barre de production au-delà du million. Et pour s’y faire, la transparence mérite d’être le maitre mot afin de « redéployer la filière (…) et de relever son niveau de production (…) source d’emplois, de stabilité et de développement économique ».

Michaël Moukouangui Moukala
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