Au moment où les grandes manœuvres des prochaines élections législatives battent leur plein, le président d’Ensemble pour la République (EPR) a tiré la sonnette d’alarme. Dieudonné Minlama, dont le parti ne participera pas à ces joutes électorales, a émis des craintes sur le financement des campagnes des candidats issus de la haute administration publique
«Certains directeurs généraux et autres hauts cadres de ces sociétés viennent d’être investis candidats aux prochaines élections. A ces postes, on n’a pas droit à l’erreur : seule, la victoire est admise, sinon. (…) Face à une telle pression, pour financer leurs campagnes, nos candidats DG vont-ils résister à l’envie de puiser dans les caisses, déjà très fragiles des entreprises dont ils ont la charge ?», a déclaré Dieudonné Minlama.
Ce dernier fonde ces craintes sur les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement. «Le gouvernement vient d’entamer une politique d’austérité pour redresser nos finances publiques. Beaucoup de nos compatriotes ont vu leurs revenus diminuer. D’autres se retrouvent aujourd’hui sans salaire. Cette situation n’épargne pas les entreprises publiques. Les PCA et DG de ces entités en savent quelque chose», a souligné Dieudonné Minlama.
En effet, les sommes déboursées lors des meetings par certains candidats issus de la haute administration font réfléchir. Dans tous les cas, Dieudonné Minlama est convaincu que «le réveil risque d’être difficile à la fin de ces scrutins».