Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Société
Article
Société

Suicide d’un agent de radio Gabon pour 15 mois d’arriérés de salaire
Publié le samedi 8 septembre 2018  |  Agence de Presse Africaine
Le
© Autre presse par DR
Le bâtiment abritant Gabon Télévision et Radio Gabon.
Comment


Pierre Foungues, un agent de Radio Gabon (publique) s’est donné la mort par pendaison dans la nuit de jeudi à vendredi, son corps sans vie ayant été retrouvé tôt le matin à la maison Georges Rawiri, l’immeuble abritant la radio et la télévision nationale.

Joint par APA, le vice-président du Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM), Edgard Nziembi Doukaga a indiqué que le courrier retrouvé sur le défunt accuse les responsables de Radio Gabon d’être responsable de son suicide.

« J’ai commencé ma carrière à la radio et je la termine aussi ici. Je demande à Dieu de garder ma femme et mes enfants », écrit Pierre Foungues dans sa lettre testamentaire, relatée par Edgard Nziembi Douckaga, la gorge nouée de mélancolie.

Avec plus de trente ans de service, Pierre Foungues faisait partie des agents non fonctionnaires a qui la direction générale de Radio Gabon refusait de payer quinze mois d’arriérés de salaires.

Selon le vice-président du SYPROCOM, Pierre Foungues avait été expulsé de son domicile par le propriétaire parce qu’il ne payait plus son loyer et ses enfants mis dehors de l’école, faute de moyens financiers.

« Le directeur général de Radio Gabon a mis en place une gestion opaque et controversée des ressources financières pilotée par un comptable recruté dans des conditions floues », a expliqué Edgard Nziembi Douckaga.

Les médias publics gabonais traversent une sérieuse crise financière, alors que l’Etat a instauré une taxe (la redevance audiovisuelle) collectée auprès des entreprises de distribution des chaines cryptées afin de renflouer les caisses de ces médias.

L’agence gabonaise de presse (AGP, publique) connaît également une situation similaire, une quarantaine d’agents broient le noir depuis plus de quinze mois. Ils ont été licenciés dans des conditions douteuses depuis décembre dernier sans avoir perçu les droits.



PIM/te/APA
Commentaires

Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux


Comment

Comment