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Gel des recrutements à la fonction publique pour une durée de trois ans : Une mesure qui cause du tord aux jeunes diplômés
Publié le samedi 23 juin 2018  |  Agence Gabonaise de Presse
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© Autre presse par DR
Les membres du gouvernement Issoze Ngondet II
Composé de 38 membres dont 9 ministres d’Etat, 16 ministres et 13 ministres délégués. Photo: Jean-Marie OGANDAGA, ministre de la fonction publique, de la modernisation du service public, charge de la reforme de l’état.
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La décision du gouvernement gabonais de geler les recrutements à la fonction publique pour une période de trois ans, suscite des interrogations auprès des jeunes diplômés en voie ou en attente des postes budgétaires, depuis des années. Une décision qui va augmenter le taux du chômage dans notre pays déjà établi à 30%.

Le Conseil des ministres du 21 juin dernier a adopté au titre des projets de textes législatifs et réglementaires certaines mesures dont celle visant la réduction du train de vie de l’Etat. Un projet de loi qui s’inscrit selon le gouvernement gabonais, « dans la poursuite de la mise en œuvre du Plan de relance économique », imposé et soutenu par le Fonds monétaire internationale (FMI). Une mesure de restructuration économique appliquée depuis la fin du premier semestre 2017.

Au nombre des mesures gouvernementales figure notamment, le gèle des recrutements à la Fonction publique pour une durée de trois ans. Une décision qui ne réjouie pas les jeunes diplômés, en cours ou envoi d’intégration.

En effet, on se rappelle que l’année dernière, le gouvernement avait déjà pris la même mesure pour une période d’un an. Et celle-ci devait prendre fin ce mois de juin 2018.

L’Etat étant le plus grand employeur au Gabon, l’interdiction des intégrations à la fonction publique pour une période aussi longue de trois ans suscite des interrogations.

L’on voudrait bien comprendre que les plus hautes autorités veulent éviter à notre pays une situation économique plus que difficile, mais la multiplication de telles mesures accroit le pic du chômage de notre pays qui est de 30% comme susmentionné. Une situation qui touche une population active de 35 % de la jeunesse gabonaise âgée de 15 à 24 ans.
Lorsque le gouvernement gèle les intégrations que dire du secteur privé, frappé par la crise économique que connaît notre pays à cause de la chute du prix du baril de l’or noir, contraignant ainsi certaines entreprises à licencier leurs employés et parfois à mettre la clé sous le paillasson en procédant aux licenciements de leurs employés. Une pénible situation qui ne fait pas le bonheur des familles gabonaises dont les parents sont licenciés de ces entreprises.

Avec la suspension à nouveau des recrutements et l’impuissance de ces entreprises privées à recruter, le Gabon risque de figurer dans le tableau sombre des pays où l’indice du chômage est abyssal avec un niveau de pauvreté plus qu’inquiétant surtout, pour des ménages qui vivent déjà dans la précarité.

Pour éviter ces situations, il revient à l’Etat de trouver des mesures d’accompagnement afin d’amoindrir le coût de vie du gabonais lambda.

« L’Etat devait adopter les mesures de restrictions depuis le chute du baril de pétrole, d’autant plus que nous sommes un pays à revenus intermédiaires ou les ressources économiques sont uniquement basées sur les matières premières », a indiqué Jean-Jacques un jeune chômeur gabonais.

Pour ce compatriote âgé de 27 ans, l’Etat gabonais, en prenant ces mesures drastiques, veut absolument plaire aux bailleurs de fonds quand à sa volonté de réduire le train de vie abyssal de l’Etat. « Cette mesure de trois ans de gèle des recrutements à la fonction publique, n’améliore pas la situation sociale de notre pays. Quand les jeunes diplômés sont sans emploi, certains d’entre eux sont poussés aux activités déshonorables », déplore Rodrigue un instituteur principal dans une école publique de Libreville.

KOM/CEM /SM/FSS
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