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Mélissa Bendome : « Il faut inclure les femmes dans les négociations pour la paix »
Publié le dimanche 25 fevrier 2018  |  Gabon Nouvelle Vision
Mélissa
© Autre presse par DR
Mélissa Bendome
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Conseillère en communication à la Primature du Gabon et Coordinatrice régional de Femmes éditrices pour la paix et la sécurité en Afrique centrale (FEPPSAC), elle revient sur le bien-fondé la résolution 1325 de l’ONU, met en lumière les activités du bureau de la fédération et plaide pour une plus grande implication de la gent féminine dans la résolution des conflits dans le monde.

Vous venez d’organiser, avec le soutien de l’UNOCA, un atelier axé sur l’implication des médias dans la consolidation de la paix en Afrique centrale. Au-delà des discours, est-ce que l’on peut dire aujourd’hui que, depuis la mise en place de la résolution 1325 par l’ONU, les Etats l’appliquent ?

Pour dire vrai, les Etats trainent le pas. La Résolution 1325, aujourd’hui a été adoptée par tous les pays membres des Nations Unies. En Afrique centrale, il y a onze pays dans la CEEAC, mais il n’y a que quatre pays pour le moment qui ont mis en place un plan d’action national. Il s’agit de la RDC, de la Centrafrique, du Rwanda, et du Burundi. Le Cameroun est en train de le mettre en place et sera probablement le cinquième pays.

Au niveau national, nous voulons nous mobiliser pour que le Gabon emboîte également le pas. Parce que lorsque les gens entendent paix, ils entendent insécurité, ils disent que c’est la guerre, ce sont les conflits. Comme je l’ai dit tout à l’heure, la première menace de la paix, c’est aussi la précarité. Nous observons ces derniers temps dans notre pays des faits divers de plus en plus bizarres que l’on ne voyait pas forcément il y a quelques années.

Nous pensons que tout cela constitue des signes qui montrent qu’il y a quelque chose à faire dans notre pays dans ce sens. Voilà pourquoi nous nous impliquons et que nous voulons impliquer aussi les autorités à prendre ce problème à bras le corps et à prendre les décisions nécessaires pour calmer les choses. Il est question d’amener les personnes à poser les actes qu’il faut pour consolider la paix et la sécurité dans notre pays.

En tant que Coordinatrice régional en Afrique centrale, qu’est-ce que votre bureau a posé comme acte sur le terrain ?

Notre organisation est une organisation sous régionale. Ici, nous la représentons au Gabon. Je vous avoue que c’est la première activité que la représentation du Gabon mène aujourd’hui, pour déjà nous faire connaître au niveau national. Mais au niveau sous régional, nous avons mené déjà deux activités fortes. La première à Douala lors de la création de notre Fédération. Et la seconde toujours au Cameroun, mais cette fois-là à Yaoundé, où nous avons où tous les pays étaient présents pour essayer de lancer l’activité au niveau sous régional.

Il était question de quoi concrètement au cours de ces deux activités ?

La première activité, c’était pour sensibiliser les membres sur la résolution 1325 qui est un instrument encore méconnu. Il fallait qu’on s’en approprie et que l’on prenne les devants pour défendre ce projet-là.

Pour la deuxième activité, il s’agissait d’élargir à tous les pays pour avoir plus de représentants. Et d’ailleurs, le 31 octobre 2017, nous avons diffusé un documentaire sur les chaines publiques qui a montré la place de la résolution 1325 au niveau du Gabon. Voilà une action forte que nous avons menée. Etant des femmes de médias, nous nous sommes dit que l’on pouvait faire un petit documentaire qui dure une vingtaine de minutes, qui présente ce qui est fait en matière d’application dans nos pays. Et nous avons commencé par le Gabon.

Qu’est-ce qui peut expliquer l’absence des femmes sur les tables de négociations des conflits ?

Vous soulevez vraiment le cœur du problème. Ce qui se passe c’est que la résolution 1325 a été votée pour renverser cette tendance. Parce que les femmes, lorsqu’il y a les conflits, sont les plus touchées ; ce sont les plus grandes victimes. Malheureusement, lorsqu’il faut s’asseoir autour d’une table pour discuter et prendre les décisions, elles sont écartées. Ce n’est pas juste, car elles participent au combat même si on occulte souvent le fait que de nombreuses femmes sont des combattantes dans des conflits armées à travers le monde. Donc, qu’elles participent aux combats de manière volontaire ou non, il faut inclure les femmes lorsqu’il y a des négociations pour la paix.
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