Économie
Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Beac : « Ce n’est pas la France qui décide du maintien dans la zone FCFA »
Publié le lundi 17 juillet 2017 | Agence Ecofin
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A l’occasion de la session ordinaire du Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), tenue le 11 juillet à Yaoundé, Abbas Mahamat Tolli (photo), le gouverneur de cette institution, a réagi à la rumeur selon laquelle, le président français Emmanuel Macron aurait déclaré, quelques jours plus tôt au Mali : « Si on n’est pas heureux dans le FCFA, on le quitte, on crée sa monnaie[…]».
« Ce n’est pas la France qui décide du maintien dans la zone FCFA. Ce sont les six pays [Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad] de la Cemac qui avaient souverainement décidé de se départir chacun de sa propre souveraineté de battre une monnaie. Et ce faisant, ils ont décidé de mettre en commun leurs réserves et avoir une monnaie commune qui a un pouvoir libératoire sur la Cemac.», a déclaré le gouverneur de la Beac.
Toujours selon lui, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) bénéficie de la garantie du Trésor français. Lorsque le niveau de réserves dans le compte des opérations est complètement négatif, ces pays de la Cemac ont des possibilités de tirages illimités pour couvrir leurs importations. Et pour que ce mécanisme soit assez fonctionnel, la Cemac met 50% de ses réserves pour garantir justement ses transactions.
« Mais notez que la contrepartie de tout ce que nous avons à l’étranger, nous l’avons en monnaie locale. Aujourd’hui, le Trésor français est payé pour emprunter l’argent sur les marchés. C’est-à-dire qu’il arrive à lever des fonds pour financer le budget français à des taux nominaux négatifs », a expliqué le gouverneur. Avant d’ajouter : «Mais nous, dans nos accords négociés, nos dépôts sont rémunérés à plus de 0,75%».
Enfin, selon Abbas Mahamat Tolli, la monnaie, prise de façon isolée, n’est pas déterminante pour amorcer la croissance économique : il faut agir sur d’autres facteurs, à savoir : investir dans les dépenses d’avenir (éducation, santé), des projets à fort potentiel (infrastructures énergétiques, transports), le capital humain, environnement des affaires et dans l’outil de production.
S.A
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