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Paul-Marie Gondjout : Une nouvelle présidentielle après une transition
Publié le samedi 8 juillet 2017  |  Gabon Review
Paul-Marie
© Autre presse
Paul-Marie Gondjout, secrétaire général adjoint de l’Union nationale (UN, opposition)
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Face à la crise politique survenue au lendemain de l’élection controversée d’Ali Bongo, l’une des figures de proue de l’Union nationale (opposition) a fait ses propositions de sortie de crise, au cours d’une conférence de presse tenue le 7 juillet 2017 à Libreville.

Le secrétaire exécutif adjoint de l’Union nationale (UN, Opposition) a suggéré la tenue d’une nouvelle élection présidentielle au Gabon, après une période de transition, pour sortir le pays de l’impasse. Paul-Marie Gondjout estime «qu’une transition et la remise des compteurs à zéro devraient être une conséquence du départ d’Ali Bongo pour réformer le système électoral et organiser l’élection d’un président de la République et d’un nouveau parlement».

Alors que le pays est actuellement englué dans une crise politico-financière sans précédent, l’homme a choisi de verser au débat sa contribution qu’il dit «non partisane, mais simplement au bénéfice du Gabon». Selon lui, Ali Bongo serait de toute vraisemblance le président choisi par la communauté internationale, mais refusé des Gabonais. Tandis que Jean Ping serait le président élu des Gabonais, mais visiblement honni par la communauté internationale. Une équation qu’il pense responsable de la souffrance du peuple qui doit dès lors assumer son destin.

Dans sa vision, Paul-Marie Gondjout voit le départ d’Ali Bongo du pouvoir comme une nécessité pour faciliter une issue à la crise. Politiquement, «son règne dans le sang et la répression aveugle n’engendreront dans la population qu’un dangereux sentiment de haine et de vengeance qu’ont voit poindre ici et là», a relevé l’opposant.

Sur le plan économique, l’homme dépeint un échec. «Le Gabon est sous perfusion internationale, plus de 20 000 milliards de FCFA engloutis dans les budgets des 7 dernières années sans résultats aucuns. La dette publique affiche désormais plus de 60% du PIB, du jamais vu dans un Etat pétrolier», a indiqué Paul-Marie Ngondjout. Assez pour exiger le départ d’Ali Bongo, car la liste des déboires qu’il a occasionnés, a-t-il confié, est une litanie de problèmes.

Il s’est toutefois offusqué de l’aide financière internationale qu’il considère comme un soutien «au régime devenu illégitime qui a contribué au chaos actuel». «Donner de l’argent à celui qui s’amuse avec ou ne sait rien en faire, n’est-ce pas l’encourager dans ses turpides ? N’est-ce pas être complice ? Ils doivent le comprendre, ils n’aideront nullement le Gabon en faisant fi du désastre dont ce régime est responsable. Ils doivent exiger une large adhésion nationale des réformes profondes et nécessaires pour relancer l’économie gabonaise», a-t-il indiqué, notant que le Fonds monétaire internationale (FMI), ainsi que les autres partenaires financiers doivent tenir compte du contexte politique, économique et social s’ils souhaitent l’aboutissement des plans engagés couronnés de succès.

L’homme reste toutefois convaincu que la détermination de tous les Gabonais à ne rien lâcher, est un moyen salvateur pour l’instauration de la justice et la paix dans le pays. L’opportunité de panser les blessures du passé, passe selon Gondjout à la remise des compteurs à zéro et à un réaménagement des règles du jeu. D’où sa demande de promouvoir ses propositions partout dans le monde.

Alain Mouanda
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