LIBREVILLE - Le coprésident de la Majorité de la première commission sur les réformes électorales, Paul Biyoghé Mba a, au cours d’un entretien avec les journalistes mardi, indiqué que le niveau des travaux est satisfaisant.
« Le déroulement des travaux est au dessus de la moyenne. Les travaux évoluent. Ce ne sont pas des dossiers faciles de traiter des réformes électorales et des institutions qui constituent le fondement d’un pays. Ce ne sont pas des sujets que l’on peut galvauder et traiter avec légèreté. C’est normal que les délégations évaluent les propositions pour voir la plus value pour que l’on fasse des simulations par rapport à ce qui se passe aujourd’hui et voir l’avantage de faire telle ou telle manière. Donc, ce n’est pas facile. Il faut comprendre que cela prend du temps », a-t-il dit avant que poursuivre que « nous pensons qu’animés de la bonne volonté, nous allons essayer de tenir les délais qui nous ont été impartis même s’il faille que nous travaillons la nuit ».
Revenant sur le déroulement des discussions, Paul Biyoghé Mba a affirmé qu’elles font l’objet d’accords et de désaccords entre la Majorité et l’Opposition.
« Plusieurs points de désaccord apparaissent et certains points d’accord, mais nous avons retenu de traiter tous les points tels qu’ils se présentent et de rechercher autant que faire ce peu le consensus. Les éléments de divergence, il en a beaucoup à savoir : sur la manière de procéder au redécoupage, sur les missions et rôles qu’il faut accorder aux différents intervenants dans le processus électoral à savoir le ministère de l’Intérieur, la commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), la Cour constitutionnelle (CC). Il y a beaucoup de points sur lesquels nous ne nous accordons pas, mais cela nécessite des débats et une argumentation solide », a-t-il indiqué.
Il faut rappeler que les commissaires ont entamé, mardi, l’examen de la révision du Code électorale point par point. Compte tenu de l’importance des sujets inscrits, les deux parties ont suspendu les travaux de concertation pendant quelques jours. Les travaux ont repris et chaque délégation a pris soin d’examiner en profondeur, les contre propositions faites par le camp adverse.