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Le Gabon politique et la société
Publié le mercredi 8 fevrier 2017  |  Gaboneco
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Difficile de lire entre les lignes lorsque l’on est traversé par l’idée de savoir pour qui rament les hommes politiques gabonais, quelles sont les raisons de leur mobilisation, rêvent- ils sincèrement de traduire leurs paroles en réalité. Jusqu’ici, de nombreux Gabonais se posent ces questions fondamentales à travers lesquelles ils se demandent dans quel genre de société évoluent-ils. Ce d’autant plus que certaines langues se défendent qu’il n’y a pas d’opposition au Gabon, comme si partout ailleurs ce qui se vit ici ne fait pas partie de l’expérience quotidienne.
Certes l’opposition dans sa grande majorité est composée de personnalités transfuges de la majorité PDG, toujours au pouvoir, mais de là à avancer qu’elle n’existe pas serait peut- être trop simpliste. Car, qu’est- ce qui en réalité divise les gens ? Parfois une saute d’humeur, parfois un partage inéquitable de prébendes, parfois le refus d’accepter des déviationnismes dans la ligne jusqu’ici suivie par la formation politique, parfois l’inacceptation des conditions dans lesquelles se trouvent et le pays et ses habitants, qui, pour bon nombre méritent un sort plus honorable. Quelque soit la raison invoquée, s’opposer existe bel et bien et ce n’est donc pas un hasard si quelqu’un ou un groupe d’individus décident de se désolidariser d’un autre.

Nous entendons souvent des gens avisés tenir le propos selon lequel le temps des idéologies a vécu, allusion à la France dont l’Afrique francophone veut à quelques exceptions près ressembler à une copie conforme à l’original, où des politiques de droite sont prompts à reprendre des idéaux ou des schémas de la gauche et vice- versa lorsque ceux- ci servent l’Hexagone et les anciens traduisant la ligne idéologique de la formation politique sont parfois jugés inopérants. C’est dire que le Gabonais du quartier n’entend pas de l’homme politique qu’il vienne lui bassiner les oreilles avec l’idéologie, mais s’attend plutôt à ce qu’il vienne face à lui, porteur d’un projet, susceptible de créer chez lui le rêve des jours meilleurs auxquels il aspire.

Trêve de bavardage et de réunionnite !

Ces temps derniers en effet, d’un côté comme de l’autre de la barque, les états-major s’agitent à l’idée d’organiser un dialogue qualifié de national au cours duquel il s’agit officiellement de mettre sur la table les différents problèmes que vit la nation aux fins logiquement d’y apporter solution. Mais des doutes persistent sur la fiabilité desdits dialogues, de nombreuses langues se déliant avançant, du haut de leur expérience, qu’il peut encore s’agir, comme l’ont démontré les accords de Paris et d’Arambo, d’une simple redistribution des cartes appuyée d’une volonté affichée de légitimer ses positions vis- à- vis du grand nombre.

Or, ce n’est pas de cela dont ont réellement besoin les Gabonais si l’on tient compte des mouvements sociaux aussi bien grandissants que persistants que nous observons ci et là à travers le territoire national. Mouvements sociaux qui traduisent un malaise général, point n’est besoin de revêtir la veste du sociologue pour le remarquer. « D’où vient- on ? Où sommes- nous ? Où allons- nous ? », Voici les trois questions qui doivent meubler la table des discussions, pense- t- on, pendant ces échanges pour qu’ils aient au moins l’impression de concerner le vivre des citoyens qui n’ont aujourd’hui plus que jamais d’yeux que pour les hommes politiques qu’ils disent attendre au tournant, tant ils donnent l’air d’avoir été suffisamment floués et de vouloir prendre cette fois- ci leur destin en main. Ils espèrent, ces Gabonais là, qu’ils seront entendus par tous les camps qui leur promettent le mieux- être, car les temps ont changé et la demande a cru au point de rendre toute sollicitation sensible.

Dounguenzolou.
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