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Harmonisation des coefficients : Les petites assurances de Bilie-By-Nze
Publié le mardi 15 novembre 2016  |  Gabon Review
Alain-Claude
© Autre presse par DR
Alain-Claude Bilie By Nzé, ministre de la Communication
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Le projet d’harmonisation des coefficients dans le premier et au second cycle scolaire ne fait pas l’unanimité chez les enseignants, qui crient au nivellement par le bas de l’éducation gabonaise. Le porte-parole du gouvernement s’est voulu rassurant, quoiqu’un peu taquin envers les contempteurs du projet.

Alors qu’elles ne sont encore qu’à l’étape de projets, la réduction de tous les coefficients à 1 pour le premier cycle et la baisse des coefficients de mathématiques et de français au second cycle ont suscité une levée de boucliers chez certains enseignants et dans l’opinion. Annoncés, il y a plusieurs jours par Florentin Moussavou, le ministre de l’Education nationale, les deux projets devraient avoir du mal à passer. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, a tenu à rassurer les sceptiques.

Pour Alain-Claude Bilie-By-Nze, il s’agit d’«une des pistes pouvant permettre de réduire l’échec scolaire» au Gabon. Il a d’ailleurs rappelé que ces projets ne sont pas une exception gabonaise. «D’autres pays, en Afrique et en Occident, l’ont expérimenté», a déclaré le porte-parole du gouvernement, non sans s’en prendre aux contempteurs de ces projets jugés dévalorisants pour l’éducation gabonaise. «Nous sommes dans un pays de génies, où chacun est génie. (Des gens) ont pris la peine de réfléchir sur un sujet pendant des mois, (et) celui qui n’y a pas réfléchi le balaie en un tour de passe», s’est-il emporté lors de sa dernière conférence de presse, avant de demander de «faire confiance aux autorités qui, depuis des années, gèrent l’Education nationale».

S’il a rappelé que ces projets sont issus des états généraux de l’éducation de 2010, le membre du gouvernement n’a pas nié la «complexité» de la réforme. «Il faut y aller par petites touches», a-t-il tenté de rassurer, indiquant que ces mesures ne seront pas appliquées cette année ? «Que les enseignants prennent leur mal en patience. Ils seront consultés», a annoncé Alain-Claude Bilie-By-Nze. Difficile de convaincre avec des arguments qui n’expliquent pas pourquoi deux arrêtés, officialisant ces mesures ont été pris par le ministre de l’Education nationale le 4 novembre. De leur côté, les enseignants qui se plaignent du«mépris» des autorités à leur égard, ont lancé le 12 novembre une grève générale illimitée pour tenter d’appeler l’attention du gouvernement sur leurs différentes revendications.
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