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Dialogue politique : Dissensions dans le camp de Jean Ping
Publié le lundi 10 octobre 2016  |  Gaboneco
Jean
© Autre presse par DR
Jean Ping au collège Tchorere à Libreville où il a annoncé officiellement sa candidature
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Alors que Jean Ping, candidat malheureux à la dernière présidentielle du 27 août continue de rejeter le dialogue proposé par Ali Bongo Ondimba dont il refuse toujours de reconnaître la victoire, des divisions apparaissent déjà dans son propre camp. Surtout après la sortie de son ancien Directeur de campagne, René Ndemezo’o Obiang, qui a déjà répondu favorablement à l’appel d’Ali Bongo, en accusant ouvertement son ancien compagnon de lutte, Jean Ping de vouloir provoquer une « répression accentuée ».

« Face aux difficultés de l’heure, j’invite tous les patriotes, tous les démocrates, et singulièrement tous les militants de DN à garder la tête froide, à explorer, sans en négliger aucune, toutes les voies permettant à notre pays de sortir de l’impasse, en privilégiant la voie du dialogue et de la réconciliation des Gabonaises et des Gabonais ». Incroyable mais vrai ! Les propos sont de l’ancien Directeur de campagne de Jean Ping, René Ndemezo’o Obiang qui se prononçait sur la main tendue d’Ali Bongo Ondimba, à l’occasion de la naissance officielle de son parti, Démocratie nouvelle (DN) la semaine écoulée.

Un parti né dans la fièvre de la campagne électorale et qui a soutenu corps et âme la candidature de Jean Ping, mais qui visiblement est en train de prendre ses distances par rapport au radicalisme de l’ancien président de l’Union africaine, qui pour sa part refuse toujours d’admettre son ancien beau-frère, Ali Bongo comme Président du Gabon, et ce, cela malgré sa prestation de serment.

Une cérémonie jugée hâtive par de nombreux observateurs de la vie politique qui soutiennent que la dite prestation a été faite rapidement pour marquer les esprits et tenir ainsi la dragée haute à l’opposition, notamment à Jean Ping qui attendait certainement le 16 octobre prochain, date officielle du terme échu à l’ancien mandat d’Ali Bongo Ondimba.

Désormais l’évidence est là devant tous les yeux, Ali Bongo Ondimba règnera encore pour sept longues années à la tête du Gabon. Et dans le camp de l’opposant, ceux qui ont pris la mesure du fait accompli comme Ndemezo’o Obiang savent que toute stratégie de vouloir provoquer un autre affrontement avec le locataire du bord de mer ne fera que conduire le pays sur les braises d’une répression sanglante comme celle que viennent de vivre les Gabonais le 31 août dernier à la suite de l’annonce de la réélection de l’actuel Chef de l’Etat.

Le début de l’hémorragie

En continuant à opposer son refus catégorique au dialogue, Jean Ping risque de finir seul sur le carreau. Lui qui sait qu’il n’a pas les réalités du pouvoir en main, mais qui engage un combat à armes inégales avec Ali Bongo, l’objectif étant de l’agacer au maximum et de le pousser à la faute pour ensuite lui faire porter la responsabilité d’un éventuel dérapage devant la Communauté internationale qui reste son seul rempart aujourd’hui.

Et c’est justement cette défiance, ce risque d’affrontement inutile que Ndemezo’o dénonce chez Jean Ping, qui refuse de se rendre à l’évidence. Lequel Jean Ping, selon Ndemezo’o cherche à « déclencher des actions aventureuses qui n’auraient pour conséquence qu’une répression accentuée, et finalement le recul pour de très longues années d’efforts démocratique dans notre pays ».

Des déclarations qui peuvent surprendre et lui valoir les foudres de quelques irréductibles dans le camp de l’opposant, mais qui traduisent en réalité un certain malaise, un ras-le-bol en sourdine de certains membres de son équipe qui estiment que toute parade d’affrontement avec Ali Bongo qui dispose des rênes du pouvoir est vaine et risque de conduire à nouveau le pays vers une inconnue inutile. Le président de DN n’a fait que dire tout haut ce que certains pensent ou disent tout bas dans la cour de Jean Ping. Et il faut croire qu’il ne sera certainement pas le dernier aussi longtemps que Jean Ping n’aura pas cessé de pleurer sur la tombe de ‘’ sa victoire volée’’.

Charles Nestor NKANY
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