Après la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée, le Cameroun, le Congo et le Mali, la société chérifienne vient de lancer sa nouvelle usine sur les cendres de CIM Gabon.
Le coût d’investissement est estimé à 23 milliards de FCFA, pour une production de 500 000 tonnes par an, extensible à un million de tonnes. En termes d’emplois, cette nouvelle unité de production de ciments a généré 1000 emplois lors de la phase de construction, 200 directs et indirects lors de la phase d’exploitation.
Selon les investisseurs marocains, grâce à une industrie forte, l’économie gabonaise, pourra créer plus de valeur ajoutée en arrêtant les importations ainsi que la sortie de devises. Pour le secteur du ciment, les importations représentent, malgré les investissements industriels réalisés, près de 45% du marché.
Ce qui met en péril l’activité cimentière locale, ses emplois et sa contribution à la richesse nationale, car les usines installées au pays tournent aujourd’hui à peine à 40% de leurs capacités, freinant les capacités et le rythme d’amortissement des investissements très lourds réalisés.
Afin de protéger le secteur cimentier gabonais et les nouveaux investissements, le groupe marocain souhaite que le gouvernement prenne les mesures nécessaires, notamment en ce qui concerne l’arrêt des importations de ciment. Malgré cette distorsion du marché, le groupe CIMAF est déterminé à accompagner le développement du Gabon en étant un acteur majeur du Plan stratégique Gabon émergent, lancé par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.
Dans les investissements à venir, le groupe marocain entend se lancer dans la construction d’un embranchement de l’usine au chemin de fer, afin de desservir l’ensemble du territoire national ainsi qu’à la mise en place de grands moyens logistiques. Ceux-ci permettront d’acheminer le ciment vers Port-Gentil.
«Avec un taux d’intégration supérieur à 95%, le groupe Sefrioui valorise les cadres et techniciens gabonais qui ont bénéficié d’un ambitieux programme de formation et de transfert de technologie pendant plusieurs mois dans nos usines au Maroc avant de revenir au pays démarrer l’exploitation de l’usine d’Owendo», indique un communiqué du groupe.
«Cette unité de production de ciment témoigne de la volonté d’encourager et d’accompagner toute action visant la concrétisation de la politique d’industrialisation du pays», soutiennent les autorités gabonaises.