En réponse à la manifestation fustigeant le traitement de l’actualité gabonaise par la télévision française d’information la semaine dernière, certains citoyens ont tenu à exprimer leur sympathie à France 24, le 30 décembre dernier.
Ne goûtant que très peu à la manifestation organisée le 26 décembre courant devant l’ambassade de France, qui avait pour objectif de fustiger le traitement de l’actualité nationale par la télévision d’information France 24, certains compatriotes ont initié, le 30 décembre 2014, une sorte de «contre-manifestation» sur les mêmes lieux, comme pour tester la réaction du pouvoir et notamment des tenants de la notion d’ordre public. En effet, si la manifestation conduite par Franck Ibouili et plusieurs dizaines de ses collaborateurs est apparue vide de sens, pour certains, et contraire au principe de la liberté de la presse revendiquée, aussi bien par les professionnels des médias gabonais qu’étrangers, les contre-manifestants ont tenu à dire leur aversion pour ce genre d’initiative.
Le groupe de manifestants, composé de quelques membres de la société civile gabonaise, des membres du mouvement «Souverainistes» et des parents d’étudiants incarcérés, a donc tenu à demander à Dominique Renaux, l’ambassadeur de France au Gabon, de ne pas céder à la pression exercée par leurs prédécesseurs et de veiller à l’application de la liberté de la presse sur la chaine de télévision mise en cause. Aussi, pouvait-on voir inscrit sur des banderoles des messages tels que : «Vive la liberté de la presse», «A bas la dictature. A bas la violence» ; «Vive la France de Jean Jaurès : Liberté-Egalité-Fraternité».
A l’exemple des manifestants du 26 décembre 2014, un document a été transmis à l’ambassadeur de France, qui fustige la situation de tension de ces derniers mois et les violences orchestrées dans le cadre la répression du mouvement du 20 décembre dernier. Un document qui, dit-on, en appelle à l’intervention de la France, et qui a été remis à son destinataire sans heurts, la manifestation ayant curieusement été encadrée par les agents des forces de l’ordre.