Du 4 au 6 août, le président américain accueille le premier sommet États-Unis - Afrique des chefs d'État et de gouvernement. La Maison Blanche reconsidère-t-elle pour autant ses positions à l'égard du continent ?
Barack Obama a déçu les Africains. Est-ce parce qu'il est né à Hawaii et a grandi en Indonésie que le président des États-Unis s'intéresse plus à la zone Pacifique qu'au continent où est né son père kenyan ? Lors de son premier mandat, il ne s'y est rendu que deux fois, en Égypte et au Ghana, en 2009. Il a corrigé le tir fin juin-début juillet 2013 en effectuant une tournée de huit jours au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie.
Toujours est-il que, du nord au sud, l'Afrique attendait plus et mieux du premier chef d'État d'origine africaine de la première puissance mondiale, au moment où le président chinois, lui, y enchaîne visite sur visite. Et voici que, comme pour rattraper le temps perdu, Barack Obama invite une cinquantaine de chefs d'État et de gouvernement africains à Washington, du 4 au 6 août, afin de "renforcer les liens avec l'une des régions les plus dynamiques au monde", selon ses propres dires.
Car ses conseillers sont parvenus à le persuader que l'Afrique était "une terre d'opportunités". Ils lui ont fait valoir qur rares sont les continents où la croissance annuelle dépasse 5 % depuis dix ans, et que les "lions" africains valent bien les "dragons" asiatiques.... suite de l'article sur Jeune Afrique