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Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) : les patrons débiteurs interdits de quitter le territoire
Publié le lundi 23 fevrier 2026  |  aLibreville.com
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© aLibreville.com par DR
Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) : les patrons débiteurs interdits de quitter le territoire
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Les chefs d’entreprises redevables de cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale du Gabon (CNSS) ne pourront plus sortir du territoire national tant que leur situation ne sera pas régularisée, conformément à une mesure annoncée officiellement le 20 février 2026 par la Direction générale de l’institution et entrée en vigueur le 22 février 2026.

La décision, rendue publique à l’issue d’une réunion de travail entre la CNSS et les autorités compétentes, vise à renforcer le recouvrement des créances sociales et à préserver les droits des travailleurs.

Selon des sources officielles, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un durcissement des mécanismes de contrôle et de lutte contre l’évasion des cotisations sociales. Les dirigeants concernés feront l’objet d’une opposition à sortie du territoire, en collaboration avec les services de la Police de l’air et des frontières.

Les pouvoirs publics justifient cette initiative par l’ampleur des arriérés accumulés par certaines entreprises, mettant en péril l’équilibre financier du système de protection sociale. « Les cotisations sociales ne sont pas facultatives. Elles garantissent les prestations familiales, les pensions de retraite et la couverture des risques professionnels », rappelle une source proche du dossier.

La CNSS invite ainsi les employeurs en situation d’impayés à se rapprocher de ses services avant le 31 mars 2026 pour négocier des échéanciers de paiement ou procéder à une régularisation immédiate. Des facilités pourraient être accordées au cas par cas, à condition d’une démarche volontaire et transparente.

Du côté des organisations patronales, la mesure suscite des réactions mitigées. Si certains reconnaissent la nécessité d’assainir le système, d’autres redoutent un impact sur la mobilité des dirigeants et le climat des affaires, notamment dans un contexte économique jugé encore fragile.

Les autorités assurent toutefois que l’objectif n’est pas de pénaliser l’activité économique, mais d’instaurer davantage de rigueur et d’équité dans le respect des obligations sociales.

Cette décision marque un tournant dans la stratégie de recouvrement des créances sociales au Gabon, où la question de la viabilité des régimes de sécurité sociale demeure un enjeu majeur.
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