La mémoire de Pierre Mamboundou, de Douckakas Nziengui et des pères de l’UPG a été traînée toute la journée du 14 juillet à travers la capitale gabonaise au rythme des célébrations séparées des deux camps qui s’affrontent actuellement au tribunal, chacun en quête de légitimité.
Les partisans de Moukagni Iwangou et ceux de Mathieu Mboumba Nziengui n’ont évidemment pas eu droit aux mêmes festivités le 14 juillet. A Awendjé, « les légalistes » de Mathieu Mboumba Nziengui ont arboré le rouge habituel tout au long d’une journée qui devait être pleine d’optimisme et d’espoir. Casimir Oye Mba l’ancien premier ministre et membre de l’opposition gabonaise et Bonaventure Nzigou Mamfoumbi le président du Front pour l’Egalité Républicaine ont d’ailleurs fait le déplacement afin d’apporter leurs soutiens à ce camp de l’UPG qui fait nécessairement face à la problématique de son existence.
Les compagnons de Dieudonné Moukagni Iwangou appelés « les loyalistes » ont eux passé l’essentiel de leur journée à la chambre de commerce. Plusieurs communications ont été données notamment par Jean Ping et Jacques Adiahénot. Ils se sont efforcés de regarder vers l’avenir comme si le présent devait s’’occuper de lui-même et effacer les grosses désillusions enregistrées depuis le décès de Pierre Mamboundou.
Certains militants ont choisi de ne se rendre ni à l’une ni à l’autre célébration, estimant ainsi rester fideles au combat de la cohésion mené par « Pierre le Rouge ».