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Amélioration des conditions de vie des populations gabonaises : la Centrale d’achat face à l’épreuve de la vie chère
Publié le jeudi 8 janvier 2026  |  aLibreville.com
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Amélioration des conditions de vie des populations gabonaises : la Centrale d’achat face à l’épreuve de la vie chère
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Alors que le coût de la vie connaît une nouvelle flambée dans le Grand Libreville comme à l’intérieur du pays, la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) se retrouve au cœur d’un débat public de plus en plus pressant. Présentée lors de sa création comme un outil clé de régulation des prix, son utilité réelle est aujourd’hui ouvertement questionnée par les consommateurs et les observateurs économiques.

Instituée par décret en Conseil des ministres le 12 août 2025, la CEAG avait été annoncée comme un instrument stratégique de lutte contre la vie chère, destiné à améliorer l’approvisionnement du marché national et à contenir les hausses spéculatives sur les produits de grande consommation.

Quelques mois après son lancement, le constat sur le terrain est pourtant sans appel : les prix des denrées essentielles continuent de grimper, aussi bien dans la capitale que dans les provinces. Riz, huile, sucre, produits congelés ou encore matériaux de première nécessité restent inaccessibles pour une large frange de la population, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.

Cette situation alimente les interrogations sur la capacité opérationnelle de la CEAG à remplir les missions qui lui ont été assignées, notamment en matière d’achats groupés, de stockage stratégique et de distribution à des prix encadrés.

À sa création, la Centrale d’achat devait permettre à l’État de négocier directement avec les fournisseurs, de réduire les coûts intermédiaires et de garantir un approvisionnement régulier du marché. Mais l’impact concret de ces mécanismes peine encore à se faire sentir dans les circuits de distribution, selon plusieurs acteurs du secteur commercial.

Pour de nombreux consommateurs, l’absence de baisse tangible des prix interroge sur la gouvernance, la coordination avec les importateurs privés et la capacité logistique de la structure à opérer à l’échelle nationale.

Au-delà de la CEAG, c’est la crédibilité des politiques publiques de lutte contre la vie chère qui se joue. Dans un contexte économique marqué par les tensions inflationnistes mondiales et les fragilités structurelles de la chaîne d’approvisionnement, l’efficacité d’un tel outil reste cruciale pour restaurer la confiance des populations.

Face à la persistance de la hausse des prix, de plus en plus de voix appellent à une évaluation rigoureuse du fonctionnement de la CEAG, à des ajustements rapides, voire à une redéfinition de ses missions, afin qu’elle devienne un levier réel de stabilisation des marchés.

La Centrale d’achat du Gabon était porteuse d’un espoir fort : celui de soulager durablement les ménages. Son avenir dépendra désormais de sa capacité à passer du discours institutionnel à l’efficacité économique, dans un environnement où la vie chère demeure l’une des préoccupations majeures des Gabonais.


KM
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