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[Paru sur le Gabon] Lee White, ex-monsieur forêts des Bongo, sort de son silence
Publié le mardi 5 decembre 2023  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
Le ministre de la Forêt, Lee White, a décidé de faire avancer le dossier du trafic de kevazingo en mettant aux enchères, les quantités saisies au port d`Owendo
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Il a côtoyé le pouvoir absolu des Bongo. Ministre protégé, confident des secrets d’Ali Bongo… Lee White, figure controversée de l’écologie gabonaise, était aux commandes des forêts du pays jusqu’à sa brutale disgrâce à la faveur du coup d’État d’août dernier. De passage à Londres, loin de son exil écossais, il s’est livré à Jeune Afrique. Au menu : confirmation de la santé fragile d’Ali Bongo, accusations de corruption. L’entrevue, via Jeune Afrique, d’un homme qui ne se reproche de rien.

Sous le titre évocateur «Loin des Bongo, Lee White se remet au vert», Jeune Afrique entraîne ses lecteurs, à travers un article publié le 4 décembre 2023, à la rencontre de l’ex-ministre, Écossais, du Gabon.

Dans le cadre élégant du quartier de Mayfair, loin des tumultes politiques gabonais, Lee White, ancien ministre des Eaux et Forêts sous Ali Bongo Ondimba, s’est donc ouvert sur son parcours et ses perspectives lors d’un déjeuner à Londres avec une journaliste du célèbre magazine panafricain. On apprend qu’il réside désormais «avec sa famille à St Andrews, une ville écossaise de 15 000 habitants située au nord d’Edimbourg». À ses côtés, son épouse «Kate, à l’instar de la princesse de Galles, sa femme est elle aussi passionnée d’environnement et enseigne la biologie à l’université de Stirling».

Élevé avec un chimpanzé. Surpris par le coup d’État

White, qui a quitté le Gabon le 7 octobre avec l’approbation de Brice Clotaire Oligui Nguema, actuel président de transition, livre son expérience du départ. Avec Jeune Afrique, il se confie très sommairement sur ses relations avec les Bongo, père et fils. Évoquant la chute d’Ali Bongo, il admet avoir été «comme tout le monde, très surpris». Selon lui, «cela s’est passé sans aucune violence et presque tous les Gabonais l’ont vécu comme une transition planifiée plus que comme un traumatisme». Il confie également sans ambages au magazine qu’«on a évidemment pu voir qu’après son AVC [en octobre 2018], Ali Bongo Ondimba était diminué».

L’article retrace ensuite le parcours atypique du Britannique, qui a «été élevé avec un chimpanzé» en Ouganda où son père enseignait, avant de débarquer par hasard au Gabon en 1989 pour y faire son doctorat. Dans ce pays où il a vécu 35 ans, Lee White estime s’être sacrifié en quittant la forêt qu’il chérissait pour entrer en politique.

Accusations de détournement de fonds publics

Confronté à des accusations de détournement de fonds publics et d’exploitation forestière illicite, White se défend avec véhémence. «Quand on s’attaque à un milieu presque mafieux, aux retombées économiques importantes, on ne se fait pas que des amis» déclare-t-il, suggérant que ses efforts pour lutter contre l’exploitation illégale lui ont valu des ennemis.

Malgré son départ du Gabon, White reste profondément attaché à l’Afrique. «J’ai eu des entrevues avec le roi Charles III, j’ai pris le thé avec des Premiers ministres, mais toujours en tant que membre de la délégation gabonaise», confie-t-il, soulignant son rôle actif dans la conservation de l’environnement.

Avenir en «Stay tuned» («rester à l’écoute » ou «à suivre»)

Aujourd’hui, Lee White envisage l’avenir avec une certaine ouverture, bien qu’il reste discret sur ses projets concrets. «Il y a une planète à sauver. Peu de personnes ont mon expertise à la fois technique et politique. Je pense pouvoir avoir un impact plus fort en restant en Afrique», affirme-t-il, révélant un désir de continuer à contribuer à la protection de l’environnement à une échelle globale.

Lee White, aujourd’hui libre de ses mouvements mais toujours lié au Gabon, envisage donc l’avenir avec optimisme. Bien qu’il ait reçu des offres, y compris un rôle de conseiller en RDC, il reste concentré sur sa santé et sa famille. Il laisse toutefois entendre que son histoire n’est pas encore terminée, avec un «Stay tuned» («à suivre») qui résonne comme la promesse d’une suite passionnante dans sa carrière dédiée à la sauvegarde de l’environnement.

Anne-Sophie Laborieux
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