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[Paru sur le Gabon] Après le coup d’État, quid des droits LGBT ?
Publié le lundi 23 octobre 2023  |  Gabon Review
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[Paru sur le Gabon] Après le coup d’État, quid des droits LGBT ?
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Le coup d’État militaire du 30 août dernier au Gabon fait craindre un retour en arrière sur les droits des minorités sexuelles et de genre, qui avaient été dépénalisés sous l’ancien régime. La Charte de la transition adoptée par la junte semble déjà aller dans ce sens. Se basant sur une proposition d’un groupe d’internautes dans le cadre du dialogue national annoncé, la version en ligne de Jeune Afrique revient sur cette question très controversée.

Le 22 octobre 2023, jeuneafrique.com a publié un article intitulé «Après le coup d’État, quid des droits LGBT au Gabon ?»

En perspective du dialogue national : «abolir la loi sur l’homosexualité».

«Après le coup d’État qui a renversé le régime d’Ali Bongo Ondimba, la question des droits des minorités sexuelles et de genre au Gabon est devenue une préoccupation majeure. La Charte de la transition, mise en place par les autorités dirigées par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, soulève des interrogations quant à la protection de ces droits», rapporte la version en ligne de Jeune Afrique.

Dans le cadre du dialogue national prévu pour avril et juin 2024 au Gabon, les citoyens ont été appelés à soumettre, jusqu’à fin novembre, leurs suggestions au ministère de la Réforme des institutions. A cet effet, un groupe d’internautes gabonais aurait élaboré une «compilation de propositions» en octobre, moins de deux mois après le coup d’État du 30 août. Leurs propositions comprennent diverses demandes, notamment la lutte contre la corruption, la libération des prisonniers politiques et l’organisation d’élections libres et transparentes. L’une de ces propositions suscite particulièrement l’attention : «abolir la loi sur l’homosexualité».

Portée par Sylvia Bongo ?

Jeune Afrique souligne que cette revendication n’est pas nouvelle et qu’elle avait déjà été soulevée en 2020 lorsque le Parlement avait adopté un projet de loi visant à dépénaliser l’homosexualité. À l’époque, cet amendement avait été accueilli avec des opinions divergentes, certains le soutenant tandis que d’autres s’y opposaient vivement. Notamment portée par l’ancienne première dame Sylvia Bongo Ondimba, la réforme de 2020 avait en effet réveillé des passions et rencontré une forte hostilité de la part d’une partie de la population.

La fin du régime d’Ali Bongo Ondimba, dans lequel Sylvia Bongo Ondimba est soupçonnée d’avoir joué un rôle clé, laisse planer des incertitudes quant à l’avenir de la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon.

Charte de la transition

La Charte de la transition, publiée le 4 septembre, a renforcé ces incertitudes en stipulant que le mariage était réservé à «deux personnes de sexes différents». Bien que la Charte n’interdise pas explicitement l’homosexualité, elle limite le mariage aux couples hétérosexuels.

Le débat sur les droits LGBT n’est pas unique au Gabon. Jeuneafrique.com rappelle que l’Afrique du Sud est le seul pays africain ayant légalisé le mariage pour tous en 2006, tandis que la moitié des 64 pays qui criminalisent les relations entre personnes du même sexe sont africains. Récemment, l’Ouganda a adopté une loi draconienne qui punit l’homosexualité de manière sévère, y compris par la peine de mort en cas de récidive, au nom de la protection de la «famille traditionnelle».
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