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Gabon : Michel Menga vers un retour à la «maison du père» ?
Publié le mardi 25 avril 2023  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
Logements sociaux de Bikélé : L’entrée en scène de Michel Menga
Conduit par son président, le collectif d’acquéreurs et réservataires des logements sociaux de Bikélé s’est entretenu avec le ministre de l’Habitat, le 1er juin à Libreville.
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Le 16 avril dernier, en «notable» débarrassé de ses costumes d’homme politique, de ministre de la République, de chef de parti politique, Michel Menga M’Essone s’était adressé aux forces vives du département de la Noya. Ce jour-là, il a lancé un appel à la cohésion, à l’unité, à la fraternité et à l’union sacrée pour la paix, le développement de cette localité de l’Estuaire. Son avenir politique avait de même été évoqué. «Où est-ce que je suis ? Dans quel camp je navigue ?» À ces questions, il est resté quasi énigmatique. Envisagerait-il lui aussi un retour au Parti démocratique gabonais (PDG) appelé par certains «la maison du père» ? Rien n’est moins sûr.

Face aux incompréhensions, aux distanciations, aux querelles et inimitiés entre les filles et fils de Cocobeach, Michel Menga M’Essone a lancé, le 16 avril dernier, une mobilisation visant la cohésion, l’unité, la fraternité, l’amitié et l’union sacrée pour aboutir à la paix, à un développement harmonieux du département de la Noya. Alors qu’il assurait se débarrasser de son costume d’homme politique et endossant celui du Notable de cette contrée, il en a quand même profité pour informer sur son avenir politique, à quelque quatre mois de la prochaine élection présidentielle. «Les partis politiques c’est un habillage, un costume que vous mettez à un moment donné et que pouvez enlever à un autre moment», avait-il fait comprendre.

Pour les personnalités ayant répondu à l’appel du député de la Noya pour le Rassemblement héritage et modernité (RHM), son discours à propos de ses futurs choix politiques a été assez énigmatique. Toujours est-il que lors de ce rendez-vous, Michel Menga a déclaré : «les gens veulent savoir si je suis quelque part, si je suis du pouvoir ou si je suis de l’opposition». «Si vous parlez de moi, Michel Menga, en tant que personne physique, vous savez où je suis. Mais il ne faut pas faire la confusion entre moi, Menga, et la personne morale au sein de laquelle j’évolue. Ce sont deux choses. Puis, je suis ministre», avait-il dit. Pour lui, s’il faut qu’il quitte son parti, pour faire autre chose, il laisse entendre que cela obéit à une autre logique.

En effet, ses proches, certains militants de sa formation politique et même des sympathisants lui demandent des clarifications sur sa position politique. Ce qui lui fait dire qu’il demeure PDGiste dans l’âme. Ceci peut-il expliquer cela ? «Je suis resté 15 ans au PDG. J’ai occupé les fonctions importantes au PDG. Je connais le PDG. Je m’occupais des élections, donc tout ce qui se fait là en matière électorale, je le sais», a-t-il fait savoir.

Sauf que même s’il considère le PDG comme la «maison du père», il a révélé ses déboires avec cette formation au pouvoir. Il explique : «je me suis retrouvé exclu du PDG. J’ai été condamné à ne plus jamais parler du PDG en public. J’ai même été condamné à payer 100 millions de francs si je parle du PDG en public. Ma relation au PDG n’est pas simple».

Il renchérit, assurant n’avoir aucune rancœur contre les responsables du PDG et affirme avoir été repêché par un navire qui passait par là (RHM) et c’est de cette manière qu’il a atterrit dans l’opposition. Il est donc député du RHM. «Ce mandat est en cours et la loi ne me permet pas de changer de parti politique pendant que mon mandat est en cours. Lorsque mon mandat va s’achever dans quelques mois, en ce moment, je serais libéré des obligations du RHM. Et là va se poser le problème de savoir maintenant ce que je fais. Et là je vous dirais ce que je ferais désormais». Rejoindra-t-il le parti au pouvoir ?

«Je voudrais que vous compreniez que oui, ce problème va se poser. Mais comme on dit, la politique est comme dans l’agriculture. Dans l’agriculture, on ne fait pas la plantation n’importe quand. On ne sème pas n’importe quand. On ne récolte pas n’importe quand. Si tu récoltes trop tôt, ce n’est pas mûr. Si tu récoltes trop tard, c’est pourri. C’est donc une question d’opportunité. Il faut récolter au bon moment et au bon moment je vous dirai ce que je vais faire», a-t-il dit, usant de métaphores. Les prochains jours en diront un peu plus sur le positionnement de l’élu de la Noya qui devrait rassemblement rejoindre Jean Eyéghé Ndong dans la «maison du père».
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