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Port-Gentil : Les agents d’Expro Gabon déclenchent une grève
Publié le mercredi 16 mars 2022  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
Le patrouilleur de haute mer CDT Ducuing au mouillage à Port-Gentil
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Les employés de la société Expro Gabon située dans la zone du nouveau port de la ville de Port-Gentil broient du noir. Plusieurs de leurs primes ne sont pas payées depuis plus de 5 ans. Pour mettre un terme à cette «exploitation», ils ont déclenché le 14 mars une grève générale illimitée.

Comptant parmi les sous-traitants les plus importants de Port-Gentil, Expro Gabon qui compte plus de 120 employés est dans la tourmente. Plusieurs de leurs primes ne sont pas payées depuis plus 5 ans. La confédération démocratique des syndicats autonomes (CDSA) a décidé le 14 mars de lancer une grève générale illimitée, pour mettre un terme à ce qu’elle qualifie de gabegie financière. «L’employeur n’a pas songé à ouvrir les négociations pour éviter cette grève. Malheureusement depuis ce matin tout a été mis au point pour bloquer l’activité. Tous les sites sont paralysés. Il faudrait que leur salaire s’arrime à la convention du secteur pétrole au Gabon. Nous sommes optimistes quant à la suite des événements », a indiqué le président de la CDSA, Éloïse Mboumbine.

Le personnel réclame l’assurance maladie, le paiement des heures de nuit avec effet rétroactif, évaluées entre 30.000 et 45.000 FCFA, mais surtout le paiement des jours de confinement, les heures supplémentaires et le jour de sortie de site comme payé dans d’autres entreprises, et la mise en place de plan de carrière.

«Ça toujours été comme ça ici depuis plus de 5 ans. Toutes les autres boîtes pétrolières payent ces primes citées sans embûches. Pourquoi pas Expro ? Aucun jour de confinement n’a été payé à ce jour. Ils ne veulent rien payer même pas un sou», a soutenu le délégué du personnel, Sidoine Mabika Mavoungou.

« J’ai mon fils qui a été opéré d’un rein à Libreville. La DRH m’a dit que je me débrouille à trouver l’argent. Nous n’avons aucune assurance maladie. Nous sommes tournés en bourrique comme des vaux rien. Ce n’est pas normal », a-t-elle poursuivi.

Le syndicat invite la direction de l’entreprise à ouvrir des négociations pour que tous ces points soient mis à jour. C’est la seule solution pour sortir l’entreprise de cette impasse.
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