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Sécurité sanitaire des entreprises : le casse-tête
Publié le mardi 3 juin 2014   |  Gabon Review


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© Autre presse par DR
Le Ministre gabonais des mines, Régis Immongault


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Au Gabon, le sujet demeure encore tabou, en raison des forts soupçons de corruption qui l’entourent. Alors qu’une visite effectuée par le ministre des Mines, de l’Industrie et du Tourisme a récemment été organisée en vue d’évaluer le respect des normes par les sociétés industrielles implantées au Gabon, des résistances sont encore à déplorer, au niveau sanitair, chez certains patrons.

Des années après leur implantation sur le territoire gabonais, de nombreuses entreprises et sociétés privées de divers secteur d’activité se lancent souvent à corps perdu dans la quête de la certification de I’Organisation internationale de la normalisation. L’ISO, une reconnaissance qui apparaît de plus en plus comme une consécration et un espoir de voir ses affaires embellir, est en passe de devenir une question d’intérêt pour les autorités gabonaise. C’est du moins ce qu’a annoncé Régis Immongault au terme d’une visite effectuée à la zone industrielle d’Oloumi (Libreville), le vendredi 30 mai dernier.

En effet, si la question n’était encore que très rarement abordée au sommet de l’Etat, c’est que la corruption, telle une nouvelle norme, avait eu raison des quelques contrôles effectués par des organismes ou autres structures étatiques, chargées de veiller au respect des normes sanitaires au sein des entreprises du secteur industriel gabonais. Et la qualité du niveau sanitaire, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Tourisme, en a eu une petite idée, en visitant 6 entreprises placées sous son autorité. «On a constaté dans certaines entreprises comme Sogi et Sigalli qu’il n’y avait pas de problème. Mais dans d’autres, on a quand même des préoccupations à ce niveau», ne s’en n’est pas caché le membre du gouvernement.

Pour la seule zone industrielle d’Oloumi, sur 6 entreprises visitées, plus de la moitié ne tient visiblement pas compte de la sécurité sanitaire de leurs employés. A Mousse Industrie par exemple, le DG, Mohamed Moussavou Jabert, ne verrait pas d’un bon œil l’usage de gants ou de combinaison adaptées pour ses fabricants de matelas. Pas étonnant que l’entreprise dont les agents se sont plaints auprès des collaborateurs de Régis Immongault, ait été le théâtre d’un important incendie en août 2012, pour des raisons inconnues à ce jour.

A la Gabonaise de chimie, une société de négoce spécialisée dans la vente de produits chimiques, installée au Gabon depuis 1991, ce n’est pas mieux, voire pire. Et ce n’est pas Régis Immongault qui le démentira. Lui qui, privé de masque lors de la visite de cette structure, a souffert de l’émanation des produits nocifs entreposés. Là, la plupart des employés travaillent sans équipement approprié, à la portée de nombreuses maladies. Ce qui n’a pas empêché le DG de revendiquer fièrement un chiffre d’affaires de 11 milliards de francs CFA en 2013.

Pour le membre du gouvernement qui aspire à ce que le Gabon soit «jugé selon les standards internationaux», il s’agira de se battre pour que les normes sanitaires au sein des différentes entreprises du secteur industriel soient respectées. Pour ce faire, a-t-il annoncé, lors de son audition cette semaine au Sénat, il devra défendre le projet de loi portant normalisation des entreprises industrielles au Gabon.

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