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[Covid-19] Saturation et rareté des centres de dépistage : le blues des pétroliers
Publié le mardi 12 mai 2020  |  Gabon Review
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© Autre presse par DR
60 sites de dépistage sont répertoriés pour dépister les populations atteintes du Covid-19.
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Une trentaine d’agents intervenant dans la maintenance sur les sites pétroliers sont mis en congé partiel faute de test Covid-19. Pandémie oblige, ils doivent s’assurer de leur négativité avant de regagner leurs postes de travail mais les résultats tardent entrainant, par voie de conséquence, l’aridité dans leurs portefeuilles. Seul le centre de dépistage l’Hôpital d’instruction des armées d’Angondjé, déjà débordé, semble fonctionner dans le Grand Libreville.

Pour lutter contre la propagation du Covid-19, les entreprises pétrolières au Gabon ont décidé de conditionner la reprise de service de leurs agents par la présentation des résultats aux tests du Covid-19. Alors que la pandémie ne cesse de prendre de l’ampleur et que la principale ville pétrolière du pays est touchée, l’idée est de s’assurer de la négativité des opérateurs. A Libreville, une trentaine d’opérateurs intervenant dans la maintenance sur site commence à broyer du noir.

Ces opérateurs wireline ont du mal, soit à entrer en possession des résultats de leurs tests Covid-19, soit du mal à se faire dépister et ne peuvent, pour ainsi dire, pas regagner leurs sites s’ils ne disposent pas d’un test de dépistage. «Aujourd’hui si on n’a pas de tests, on ne peut pas regagner Port-Gentil», a indiqué sur les antennes de Radio Gabon, Ghislain l’un des opérateurs dans cette situation. «Pour que je puisse regagner Port-Gentil, il faudrait que je passe les tests de dépistage. Malheureusement quand tu arrives dans les centres qui ont été dédiés, rien ne se passe comme prévu pour nous. Or, c’est ce papier qui nous conditionne et, une fois arrivés à Port-Gentil, on a deux semaines encore de confinement pris à la charge de l’entreprise», a-t-il ajouté.

Alors que 60 sites ont été retenus pour le dépistage, seul celui du l’Hôpital d’instruction des armées d’Angondjé semble être effectif. En attente de 500 résultats, il serait quasiment saturé. «Pour le moment les résultats sont suspendus parce qu’ils (HIAA – ndlr) ont 500 tests qui ont été déjà prélevés mais il n’y a pas de retour. Pour le moment c’est suspendu. Je suis reparti à l’hôpital militaire (Omar Bongo du Pk9 – ndlr) et quand j’arrive là-bas, on me dit il faut aller à Angondjé. Ici on ne fait pas. Alors qu’on nous a dit que ça se fait à l’Hôpital militaire», a exprimé Ghislain signifiant que cela n’est pas sans conséquence.

«Si on ne regagne pas Port-Gentil, on nous met en congé de deux semaines et on perd en argent. On a des charges, on a des engagements avec les banques. Si je me vois couper mon salaire parce que je ne peux pas regagner Port-Gentil à cause des tests pourtant de dépistage rapide, c’est difficile», a-t-il exprimé. «Mon souhait aujourd’hui est qu’on nous dise ce qu’il faut faire. La crainte c’est qu’on est obligé de nous mettre en congés partiels», a-t-il soutenu songeant à une interconnexion entre les services en charge du dépistage et les entreprises afin de sauvegarder les emplois en cette période de crise sanitaire.
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