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Crise à l’Enseignement supérieur: Toujours pas de dénouement!
Publié le jeudi 18 juillet 2019  |  Agence Gabonaise de Presse
L’Université
© Autre presse par DR
L’Université Omar-Bongo,
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Alors que le ciel semblait s’éclaircir ces derniers jours quant à la grève que mènent les enseignants du Supérieur, avec un Premier ministre qui a pris sur lui l’engagement de se pencher sur la question, les choses pourraient finalement rester en l’état. Les syndicalistes déplorant des avancées mineures.

La crise qui secoue le système universitaire a donné lieu à une énième rencontre le jeudi 12 juillet dernier entre le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, et les responsables du Syndicat nationale des enseignants et chercheurs (SNEC). Il a été question pour le premier de faire le point aux seconds de la rencontre de travail tenue la veille autour du Premier ministre et des ministres concernés par leurs revendications. Lesquelles portent sur la régularisation des situations administratives, les services rendus et les retraites. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le SNEC s'est dit insatisfait du compte rendu qu'on lui a fait.

Il ressort de ce point que la priorité est actuellement de caser les milliers d'étudiants en approche, face à un déficit de places dans le Supérieur. D'où la construction imminente de 5 amphithéâtres à Libreville, Owendo et Franceville. La réhabilitation des restaurants universitaires est un problème qui a aussi été jugé plus urgent.

Jean De Dieu Moukagni Iwangou a néanmoins confié à ses interlocuteurs avoir obtenu certaines avancées, dont le paiement des vacations. Mieux encore.

«Les dossiers relatifs aux revendications du SNEC avaient déjà été transmis à la Fonction publique pour traitement. Près de 45 dossiers sont en cours de traitement, 40 autres ont abouti depuis fin de juin dernier», a-t-il confié à la presse.
Pas de quoi ravir les syndicalistes. Pour la vice présidente du SNEC, Nathalie Sima Eyi, «on (leur) présente quelques avancées sur les vacations, alors que (leurs) attentes sont ailleurs».

Elle a promis faire le point à la base syndicale qui va décider de la levée ou pas de la grève. Mais sur le coup, l'optimisme n'était pas de mise sur les visages des enseignants.

Pour sa part, le ministre de l'Enseignement supérieur a lui estimé avoir accompli sa mission. En présentant les revendications de son secteur à ceux qui ont le pouvoir de les résoudre.

Aussi, a-t-il dit, s'en «remettre désormais à la conscience des enseignants».

L'homme n'a pas manqué de déplorer une chose «désagréable pour tous». C'est le fait que «depuis 10 ans, les années académiques se chevauchent sur les années civiles».

Depuis le lancement de la grève du SNEC, il y a un mois, plusieurs universités et grandes écoles du pays sont à l'arrêt, à l'instar de l'Université Omar Bongo de Libreville.

Willy Arnauld Nguimbi
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