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Journée mondiale de la Fonction publique passée sous silence au Gabon
Publié le lundi 24 juin 2019  |  Agence Gabonaise de Presse
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© Gabon Review
Siège du ministère de la Fonction publique
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La communauté mondiale célèbre, ce 23 juin, la journée mondiale de la Fonction publique. Proclamée en 2003, par l'Assemblée générale des Nations Unies, cette journée est une fois de plus passée sous silence au Gabon. Un silence qui ne s’explique pas, au regard de l’importance que joue l’administration publique gabonaise pour le développement du pays.

L’administration publique est au cœur du processus de développement d’un pays. C’est pour rendre un hommage mérité aux agents du secteur public que l'Assemblée générale des Nations Unies a institué une journée mondiale dédiée à cette administration. Cette célébration met en valeur le rôle de l'administration publique pour le développement et auprès des communautés.

Le service public, aux niveaux national et international, a en effet un rôle décisif à jouer dans la mise en œuvre des objectifs de développement. Cette Journée internationale est donc l'occasion de mettre en avant à la fois le travail des agents de la fonction publique et d'encourager les jeunes à choisir et à poursuivre une carrière dans le secteur public.

Au Gabon, près de 90 milles personnes qui font carrière dans la Fonction publique. Ce qui fait de ce secteur le premier employeur du pays. Les fonctionnaires gabonais, comme ceux du reste du monde, exercent leurs différentes professions avec les réalités qui sont les leurs et s’attèlent à faire de leur mieux pour servir l’Etat. Malheureusement, cet effort n’est pas souvent reconnu à sa juste valeur selon la majorité d’entre eux.

«Le service public est au cœur, même, du développement d’un pays. Pourtant, le fonctionnaire gabonais est maltraité dans son environnement professionnel. Non seulement on le prive des outils qui lui permettent de mieux accomplir sa tâche ; mais, l’environnement ne lui permet pas de s’épanouir et de se déployer au mieux. Ajouter, à cela, les injustices salariales, le fonctionnaire gabonais ne peut pas donner le meilleur de lui-même. Et c’est ce qui explique les mouvements d’humeurs que l’on connait çà et là», explique Maixent, un fonctionnaire gabonais.

Même son de cloche pour Gertrude, qui pense que la Fonction publique gabonaise est dotée de personnes compétentes, malheureusement ces compétences ne sont pas mises en valeur par les décideurs. «Au Gabon, on veut nous faire croire que la Fonction publique est le secteur qui n’emploie que des incompétents. Or, ce n’est pas le cas. On parle de lenteur administrative. Mais quand vous manquez de papier, de stylos, d’imprimante, d’ordinateur ou de timbres, pour les agents de la mairie, pensez-vous que le service public peut fonctionner correctement, efficacement et rapidement ? Alors, qu’on arrête de toujours indexer cet agent qui se dévoue à son travail, malgré les conditions médiocres dans lesquelles il évolue», a-t-elle confié.

Si pour les précédents, la Fonction publique est à féliciter pour ses efforts, d’autres estiment que beaucoup reste à faire, pour assurer aux usagers une meilleur qualité de service. «Il est vrai que les fonctionnaires ne travaillent pas dans de meilleurs conditions. Toutefois, on doit aussi reconnaitre que y a beaucoup qui ne font pas leur travail avec amour et dévotion. C’est cette catégorie de personnes là qui ternissent l’image de l’administration publique. Je prends le cas des personnels hospitaliers, pensez-vous que c’est le manque de matériels adéquats qui leur rend désagréables ou peu courtois envers les usagers. Non ! Alors qu’on arrête aussi de penser qu’il n’y a que des passionnés dans le fonctionnariat», a indiqué Mme Pauline.

Cette journée, loin d’être uniquement un moment de promotion du secteur de l’administration publique, servirait également de plateforme pour des réflexions sur les mécanismes à mettre en place dans l’amélioration de la qualité des services et la promotion de la méritocratie, au sein du secteur.

Ariane Nadia Mpenga
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