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La revue de presse de l’Agitateur
Publié le jeudi 22 mai 2014   |  Gaboneco




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La passe d’arme qui oppose le pouvoir et son opposition alimente une fois de plus les colonnes des journaux gabonais parus la semaine écoulée.

« Et si Ping avait bêtement raison ? », s’interroge le mensuel La Nouvelle République dans son éditorial.

« Il est vrai que sa tronche de chef mafieux nous énerve, relève le journal, l’homme a réussi tout de même à nous séduire. Il vient de réaliser un exploit : résumer en une phrase simple, mieux que tous les traités de philosophie politique, la situation réelle de la République gabonaise…Venant de quelqu’un qui, dit-on, est intellectuellement fortuné, sans être la conséquence d’une distorsion du raisonnement et du bon sens de la part d’un homme ayant peut-être désappris, comme seraient amenés à penser certains esprits tordus, il y a lieu de tenter de saisir le message qu’il nous envoie non pas en l’analysant sous le prisme idéologique, mais en le confrontant à d’autres matériaux d’analyse propres à notre vécu quotidien en tant que citoyen, acteur politique et témoins de la vie politique gabonaise. Lorsqu’il parle de ‘’ rassemblement des imbéciles de la République’’, Jean Ping s’attaque directement aux institutions et à tous ceux qui incarnent ces différents démembrements de la République. Pour quelqu’un que l’on a outrageusement présenté comme un diplomate de haut vol, l’on peine, dans un premier temps, à saisir le sens de ce coup de gueule dépouillé de tout artifice diplomatique. Mais lorsqu’on observe le fonctionnement de nos institutions qui n’ont d’institutions que de nom, les propos de Ping sont d’une pertinence inattaquable. Ping a exprimé tout haut le fond de sa pensé. Il a étalé au grand jour ce qu’il pense réellement de nos institutions, un repaire ‘’des imbéciles’’.

Entre nous, quel crédit accorder à nos institutions, que pèsent-elles au fond ; nos institutions, ne valent-elles pas que ce que valent ceux qui les incarnent ? C’est, sans doute, à ces questions pertinentes que Ping nous renvoie », commente le Mensuel.

« L’opposition lance la guerre du sud », titre à sa Une l’hebdomadaire Le Nganga. « Dans les mois à venir, prédit le journal, si l’on en croît ses stratèges, l’opposition new look va se lancer à la conquête de l’arrière pays. En mettant le cap sur le sud profond, trop longtemps précarisé et abandonné aux PDG et ses alliés. Une entreprise à haut risque pour des populations tenues en laisse ! Tout ce qu’ils (les opposants) ont entrepris depuis le début de l’année aura eu l’avantage de redonner le goût du combat à leurs partisans, fatigués de compter les mouches à la terrasse des bistrots de leur fief de Nkembo-Cocotiers. », conclut le journal.

« La conspiration du silence ! » titre le journal Le Mbandja. « Si, avant de prendre le pouvoir, écrit le journal, Ali était encore accessible et prenait le temps d’écouter son entourage, aujourd’hui, il a fini par écarter tout le monde. Nul, actuellement, ne peut avoir accès au chef de l’Etat sans passer par le verrou Accombessi. Une situation humiliante que beaucoup hésitent à affronter. On préfère alors ne rien dire, même si, pour cela, le pire peut arriver. C’est cette conspiration du silence qui risque d’emporter Ali en 2016 ou, peut-être avant. Aujourd’hui, Ali fait pitié. C’est vrai qu’il a avec lui la GR, les bérets rouges et l’ensemble des institutions. Mais aussi longtemps qu’il aura le peuple à dos, son régime ne sera jamais assis », commente le journal.

« La France au secours ! », clame l’hebdomadaire L’Aube. Pour ce journal « l’arrivée de Jean Ping dans l’opposition est venu monter d’un cran la tension dans le pays. C’est la preuve qu’un climat de haine et de violence se repend insidieusement partout. Sauf à vouloir fermer les yeux et les oreilles, jamais notre pays n’a autant été au bord de l’implosion comme il l’est actuellement. De fait, tous les regards sont tournés vers la France dont la responsabilité morale est engagée. La France va-t-elle laisser le Gabon sombrer ? », s’interroge le journal.

« Chasser absolument le président Ali Bongo Ondimba du pouvoir, tel est le dénominateur commun qui lie les pseudos ténors de l’opposition salafiste fait d’anciens apparatchiks d’un régime PDG qui les a grassement enrichi et qu’ils pourfendent aujourd’hui »…constate le journal Le Soleil qui poursuit sur sa lancé : « Pour résumer, la vigilance s’impose pour les tenants du pouvoir émergent. Car, la vague de démissions de quelques apparatchiks frustrés du PDG qui se découvrent maintenant des âmes d’opposants parce que vouant une haine viscérale au président Ali Bongo Ondimba, n’est que le début d’un long processus bien huilé qui obéit à la politique de l’entrisme des anciens de l’AGEG, mués en ‘’Appelistes’’, pour la prise du pouvoir », analyse le journal.

« entamé lors de élections locales de fin 2013, le plan de déstabilisation du président Ali Bongo Ondimba a vécu ». Indique l’hebdomadaire Le Scribouillard qui poursuit : « déterminées à ‘’raccourcir’’ la longévité du président de la République aux commandes de l’Etat, l’opposition salafiste aidée par sa cinquième colonne tapie au sein du PDG et de la majorité républicaine pour l’émergence, avait conçu un plan diabolique en deux phases. D’abord, prendre le contrôle de la mairie du premier arrondissement de Libreville puis, tout faire pour empêcher Ali Bongo Ondimba de disposer d’un solide dossier de candidature en 2016 en le privant de la transcription, par cette mairie d’importance, de ses documents administratifs, notamment son acte de naissance. », révèle l’hebdomadaire Le Scribouillard.

« Amoughe Mba veut sa part du gâteau » ricane le satirique la Griffe/ « Entrisme, intrigues ; mensonges et tribalisme/ On peut ainsi résumer le parcours politique de Pierre Amoughe Mba…entre nous soit dit, Amoughe Mba ne va pas se battre pour la conquête du pouvoir, mais pour tenter de mettre en place un groupe de pression censé travailler pour l’opposition. Mais en réalité, ce groupe va travailler pour se faire une place dans la stratégie globale et phagocyter la structure de l’intérieur comme l’ULP PADI l’a fait avec le RNB », écrit le journal.

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