Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Politique
Article
Politique

Gabon : les putschistes risquent la réclusion criminelle à perpétuité (procureur)
Publié le jeudi 10 janvier 2019  |  Agence de Presse Africaine
Direct:
© Autre presse par DR
Direct: les mutins arrêtés, selon l`ambassadeur du Gabon à Paris
Comment


Les six militaires ayant tenté de perpétrer un coup d’Etat lundi dernier, risquent la réclusion criminelle à perpétuité, a déclaré le procureur de la République, Olivier N’zahou sans indiquer les chefs d’inculpation reprochés aux mutins.

Selon M. N’zahou, qui faisait une déclaration mercredi soir, cette peine pourrait bien s’appliquer au vu de la gravité des faits des auteurs de la tentative de coup d’Etat et des « dispositions des articles 68, 332 et 335 du code pénal » prévues en la matière.

Le procureur de la République N’zahou a bien précisé que les putschistes étaient au nombre de 6 là où le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Guy Bertrand Mapangou, faisaient état, lundi dernier, de 10 mutins.

Le nombre de morts au cours de l’intervention des forces de défense reste à deux (un mutin et un gendarme loyaliste). Quatre soldats dont le chef des mutins, le lieutenant Kelly Ondo Obiang, sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la Contre ingérence (service de renseignements militaires).

Lundi dernier, les putschistes agissant au du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité avaient pris le contrôle de Radio Gabon (service public) et diffusé en boucle une déclaration, informant les Gabonais qu’ils s’étaient emparés du pouvoir.

Ils promettaient la mise en place d’un Conseil national de la restauration, tout en invitant le reste des militaires à se joindre à leur opération.

Le lieutenant Ondo Obiang disait, par ailleurs, avoir été déçu par le discours prononcé par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba le 31 décembre dernier à l’occasion de la présentation des vœux à la nation.

Pour lui, il s’agissait d’une honteuse mise en scène orchestrée par des « assoiffés de la conservation acharnée du pouvoir », malgré l’incapacité d’Ali Bongo de diriger le pays suite à l’accident vasculaire cérébral dont il a été victime le 24 octobre dernier à Ryad en Arabie saoudite alors qu’il participait à un sommet.

Ali Bongo, 60 ans le 9 février prochain, a été transféré début décembre au Maroc où il se trouve toujours pour sa convalescence et sa rééducation.

PIM/cat/APA
Commentaires

Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux


Comment

Comment