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Gabon : le syndicat de la CAISTAB présente des excuses au DG
Publié le vendredi 9 mai 2014   |  infosgabon


Léon
© Autre presse par DR
Léon Paul Ngoulakia, le directeur général de la Caisse de Stabilisation et de Péréquation (Caistab)


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Libreville, Jeudi 8 Mai 2014 (Infos Gabon) – Après la mise au point effectuée par le Directeur Général de la Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB) Léon Paul Ngoulakia avec le personnel, le syndicat de l’entreprise a décidé, suite aux éclaircissements et règlements des situations des uns et des autres, de présenter des excuses à son directeur général, un fait inédit. Cela s’est passé mardi 6 Mai 2014 dans les locaux de la CAISTAB à Libreville.

« Monsieur le Directeur Général, le syndicat de la CAISTAB a l’insigne honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute autorité, vous présenter ses sincères excuses à l’issue du préavis de grève qui avait été déposé à votre cabinet le 9 Avril 2014 et qui a entrainé un certain nombre d’événements dont certaines personnes mal intentionnées se sont illustrées par la diffusion d’un fameux tract.

Ce qui a porté atteinte à votre personnalité, à votre vie privée et quelques-uns de vos collaborateurs, chose qui ne reflète pas la déontologie syndicale », a déclaré Dieudonné NZAOU, Porte parole du syndicat de la CAISTAB.

Et d’ajouter : « Au regard de cette situation déplorable, le syndicat s’indigne de ce genre d’actes immoraux (la diffusion de ce fameux tract) car cette forme de lâcheté existait déjà depuis votre prédécesseur. Le syndicat réaffirme qu’il n’est ni de près ni de loin auteur de ce fameux tract. Il reste une force de propositions et non de sabotage ».

Le syndicat de la CAISTAB reconnait lui-même que la méthode employée et orchestrée par des personnes tapis dans l’ombre, a outrepassé le cadre de la stricte revendication sociale pour verser dans la diffamation et attaque contre les personnes dont le Directeur Général.

En effet, le recours au tract attentatoire à la vie privée des personnes n’est certainement pas recommandé par l’orthodoxie syndicale puisque tombant sous le coup de la diffamation, infraction prévue et punie par le code pénal.

De sorte que par une prise de conscience qui les honore, ces syndicalistes ont décidé de dénoncer à l’avenir ce genre de manœuvre ou méthode. Ce d’autant plus qu’ils éviteraient d’éventuelles poursuites pénales. Comme quoi la limite entre la revendication sociale et le comportement délictuel est désormais clairement perçu par les syndicalistes de la Caistab.

« Le syndicat s’engage à dénoncer ce genre de pratique de délation et promet de répartir sur de nouvelles bases avec la direction générale dont vous avez la charge.

Vous sachant humaniste et que vous ne resterez pas insensibles à notre présentation d’excuses comme un bon père de famille, le syndicat sollicite votre magnanimité pour nos deux collègues incarcérés à la prison centrale de Gros-bouquet », a indiqué le syndicaliste.

Ce d’autant plus que la situation de leurs deux collègues incarcérés ne résulte pas de leur revendication ou statut syndical, mais des délits détachables de leur mouvement d’humeur, parce que bien antérieurs, s’agissant d’usage de faux diplômes, l’usage de faux étant un délit prévu et puni par le code pénal et surtout assorti d’une prescription plus longue de celle du faux dont seraient coupable les auteurs ou fabricants de faux diplômes.

Au point que l’intervention du DG sollicitée par ces syndicalistes pourrait par ailleurs être perçue par les officiers de police judiciaire comme une entrave à l’action de la justice qui est aussi un délit.

Selon un expert judiciaire, les salaires perçus par ces agents sur la base de faux diplômes sont dus à l’Etat comme le sont des sommes indument perçues ou même détournées.

Bref, les syndicalistes avaient certainement perçu la gravité des faits de leurs collègues qu’ils ont osé cet acte d’excuses honorable, outre qu’ils n’auront rien reproché à la gestion de Léon Paul Ngoulakia.

« J’accepte vos excuses, parce que vous avez fait la démarche. Je ne suis pas rancunier, je n’ai pas besoin de l’être, car vous êtes des compatriotes. Nous avons tous du souci pour le bien de notre pays.

Et comme vous l’avez dit vous-même, lorsqu’il y aura des problèmes on va discuter. Autour d’une table on discute, à condition que les sollicitions qui les vôtres soient vraiment des sollicitations importantes et nécessaires pour faire avancer les choses dans la boite », a répondu Léon Paul Ngoulakia aux syndicalistes.

A propos des syndicalistes emprisonnés, M. Ngoulakia s’en remet à la loi.

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