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Haut-Ogooué : sanctuaire du braconnage au Gabon?
Publié le mardi 29 avril 2014   |  Gabon Review




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Il ne se passe plus une semaine sans que les médias ne divulguent des informations en provenance de la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du Gabon, faisant état de personnes arrêtées pour trafic d’espèces animales intégralement protégées. Et pour preuve, voici que l’ONG Conservation Justice a encore fait état, ce lundi 28 avril 2014, de l’arrestation d’une nouvelle bande de braconniers parmi lesquelles des récidivistes jouissant de l’impunité.

Il y a quelques semaines, c’est dans cette même province qu’a été interpellé un homme en possession de défenses d’éléphant avec lesquels il tentait de traverser l’aéroport de Mvengue. Cet homme n’est vraisemblablement que l’épiphénomène d’un réseau qui restait certainement à être démantelé. Ce d’autant plus que l’on a arrêté, par les efforts conjoints de la direction provinciale des Eaux et Forêts, des Forces de Police nationale et de l’ONG Conservation Justice, le 24 Avril 2014, à l’hôtel Apily à Franceville, une bande de braconniers.

Suite aux informations récurrentes relatives au trafic d’espèces protégées et des produits de ces espèces en circulation dans la province du Haut-Ogooué, le patron de la direction provinciale des Eaux et Forêts, Lucien Massoukou, a diligenté une enquête qui a abouti à l’arrestation dans cet hôtel, de Auguste Bouanga-Zobi Molongo, Isaac Djock, Ramani Abdou Ndam et de Rose Mbida Mfomo. A ce qui semble, cette dernière avait déjà été impliquée dans d’autres affaires de braconnage.

Ce qui est sûr, c’est que le groupe a été arrêté pour détention et commercialisation de trophées de chasse prélevés sur des espèces intégralement protégées dont une pointe d’ivoire, deux peaux de panthères. Les prévenus ont été entendus sur procès-verbal le 27 avril 2014 dans les locaux de la Police de Franceville.

Selon l’ONG Conservation Justice, Rose Mbida Mfomo est sortie de prison il y a à peine trois mois. Elle y a passé une dizaine de jours pour des causes similaires. En récidivant, l’on comprend qu’elle doit bénéficier de mains invisibles qui l’aident à accomplir sa basse besogne sans réellement être inquiétée. Sinon, comment comprendre qu’elle puisse être sortie au bout de dix jours alors qu’on sait que les peines de cette envergure commencent à six mois ? En outre, elle démontre sa volonté de ne pas respecter les lois en vigueur et en la matière. Toute chose qui laisse croire qu’elle doit bénéficier de la protection d’un puissant réseau. Madame Mbida a été en effet arrêtée, en février 2014, en possession de nombreuses dépouilles d’animaux provenant de la chasse illégale. Elle détenait également une paire d’ivoire.

Au regard de ces derniers faits et du cri d’alarme de l’ONG Conservation Justice, les autorités gabonaises doivent redoubler d’efforts afin que le discours ne restent pas sans actes. Chaque jour, l’on dénonce dans les médias les indélicats qui persistent à se livrer à ces trafics. Mais les sanctions semblent ne pas les dissuader de continuer. Peut-être ne sont-elles pas suffisamment lourdes pour faire peur ?

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