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Les résultats démocratiques dans nombre de pays africains sont mitigés, estime un officiel béninois
Publié le samedi 12 avril 2014   |  Xinhua


Mathurin
© Autre presse par DR
Mathurin Nago, président de l`Assemblée nationale du Bénin


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PORTO-NOVO - Les résultats obtenus après près de 25 ans de démocratie dans bon nombre de pays africains sont mitigés, a déclaré le président de l'Assemblée nationale du Bénin, Mathurin Nago, vendredi à Porto-Novo, capitale béninoise, à l'ouverture de la première session ordinaire du parlement béninois pour le compte de 2014.

"Dans chacun de nos pays africains, nous avons l'obligation de mettre en oeuvre la démocratie réelle en appliquant strictement et rigoureusement les principes et les règles qui y sont attachés, afin qu'elle nous permette d'obtenir effectivement les résultats positifs et bienfaisants que le peuple est en droit d'en attendre", a-t-il indiqué.

M. Nago a estimé que toute hypocrisie ou démagogique dans l' application correcte des règles et principes de la démocratie se retourneront contre les acteurs et les responsables.

"Il est donc préférable et prudent, ici comme ailleurs, d' éviter de tirer le diable par la queue, en privilégiant plutôt une démocratie véritable, apaisée, ouverte, inclusive, mais exigeante vis-à-vis de tous les citoyens, particulièrement vis-à-vis des gouvernants et responsables à tous les niveaux", a-t-il souhaité, avant de rappeler la genèse de la démocratie sur le continent africain.

"Au début des années 1990, notre continent a connu une véritable mutation politique et institutionnelle avec la valse des conférences nationales et l'adoption du régime démocratique", a-t- il rappelé, déplorant le bilan qui en découle de la pratique de la démocratie sur le continent.

"Deux décennies après, le bilan de cette révolution démocratique ne semble pas avoir comblé toutes les attentes de nos populations", a-t-il déploré.

Pour ce responsable politique béninois, la faillite économique qui a été l'un des ferments décisifs des énergies mobilisées pour cette révolution qui a déferlé pratiquement sur l'ensemble de l' Afrique est oubliée par les acteurs des mouvements initiés ici et là.

"Ceux-ci semblent focaliser de plus en plus leurs intérêts et leurs actions uniquement vers des objectifs de combat politicien. Tous les moyens, toutes les méthodes et tous les arguments, même les plus malsains et les plus dangereux, sont de ce fait exploités et mis en oeuvre", a-t-il regretté, précisant que l'égoïsme, la cupidité, le régionalisme, l'ethnocentrisme, le népotisme sont fortement privilégiés dans la conduite des dossiers politiques et la gestion des affaires publiques des dossiers politiques et la gestion des affaires publiques.

Il a affirmé que cet échec des élites politiques africaines a eu pour conséquences des remises en cause de l'ordre démocratique, de même que des troubles sociaux et des guerres fratricides dans certains de nos pays.

"Les exemples sont nombreux à cet égard. En Afrique du nord, le+ Printemps arabe+ illustré par les crises tunisienne, égyptienne et libyenne a provoqué la fuite du président Ben Ali, l' arrestation du président Hosni Moubarak et la mort du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, avec de très graves conséquences sociales, économiques et sécuritaires", a fait remarquer M. Nago.

De même, a-t-il poursuivi, "en Afrique de l'Ouest, nous avons connu la crise malienne, la tragédie ivoirienne, la guerre du Libéria, le conflit sierra-léonais".

"Nous n'oublions pas l'Afrique Centrale et Orientale avec les crises particulièrement graves dans la région des Grands Lacs, notamment en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Burundi, de même que les drames somalien, soudanais et centrafricain", a-t-il cité avec amertume.

"Tout ceci a engendré, entre autres, l'insécurité croissante dans nos différents pays, la prolifération et la circulation anarchique des armes de guerre dans la région africaine et la remise en cause de l'existence même de certains Etats", a-t-il souligné.

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