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Médias : Kanal 7 cédée à l’Etat
Publié le jeudi 29 juin 2017  |  Gabon Review
Cérémonie
© Autre presse
Cérémonie de remise de Kanal7 au gouvernement gabonais
Le ministre de l’Egalité des Chances, Blaise Louembé, a cédé, le 28 juin 2017, la chaîne de télévision privée Kanal 7, dont il est le promoteur, au ministre de la Communication, Alain-Claude Billie-By-Nzé.
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L’actuel ministre de l’Egalité des Chances, Blaise Louembé, a cédé, le 28 juin 2017, la chaîne de télévision privée Kanal 7, dont il est le promoteur, au ministre de la Communication, Alain-Claude Billie-By-Nzé.

Voulant s’inscrire dans la réglementation en vigueur n’autorisant pas les membres du gouvernement à être promoteur d’outils de communication, le promoteur de Kanal7, l’actuel ministre de l’Egalité des chances, Blaise Louembé, a procédé à la remise de cette chaîne de télévision privée aux autorités gabonaises. Il s’agit en effet pour le promoteur de se conformer à la loi. «La loi est faite pour être respectée», a déclaré Blaise Louembé lors de la cérémonie

«Le ministre en charge de la Communication a mis en place une nouvelle loi qui stipule qu’un membre du gouvernement en activité ne peut pas être propriétaire d’un organe de presse. J’ai le choix : ou je change l’actionnariat de la télé, je modifie les actionnaires et je me cache derrière mon petit doigt ou bien je dis la vérité. Alors, je joue le jeu de la régularité. Je cède cette chaine aux pouvoirs publics», a-t-il déclaré.

Télévision généraliste à vocation internationale, Kana7 fait partie des chaînes de télévisions privées bénéficiant d’une bonne crédibilité auprès des téléspectateurs. En la réceptionnant, le ministre de la Communication, Alain-Claude Billie-By-Nzé, a indiqué qu’ils mettront tout en œuvre afin que le service public en soit digne. Expliquant ce geste, il a déclaré : «je voudrais indiquer, de façon tout à fait claire : si on était chez les Chrétiens, chez, les religieux, que ceci est une offrande, chez les profanes, on va dire que c’est un don. Il faut le prendre comme tel».

«C’est l’action d’un fils de notre pays qu’il transfert à l’Etat, à travers le ministre de la Communication», a assuré le Porte-parole du gouvernement, ajoutant que la seule chose pour laquelle il peut s’engager, c’est qu’ils en prendront grand soin. «Nous saurons contribuer à développer le projet, à aider à réaliser les rêves, de faire en sorte que les rêves appellent d’autres rêves. Nous saurons faire en sorte que dernière cette initiative, il y en ait d’autres et que notre paysage audiovisuel se renforce davantage», a précisé le ministre de la Communication.

Après Gabon Télévision, la chaîne généraliste, Gabon 24, la chaîne d’informations en continue, le ministre de la Communication devrait réunir dans les prochains jours un Conseil d’administration extraordinaire au sein de cette nouvelle entité de l’audiovisuel public pour apprécier la dimension à donner à cette chaîne de télévision. «On fait la télévision de nos rêves pour le public Gabonais, pour le public africain, pour le public international. Nous prendrons le temps de définir ensemble ce que nous avons à faire ensemble», a-t-il dit.

Pour le personnel en activité dans cette chaîne, le ministre de la Communication a été rassurant : «qu’il n’y ait pas chez vous des inquiétudes, des appréhensions. Personne ne sera chassé de la télévision sauf par son propre gré. Nous travaillerons à définir ensemble le projet que nous allons porter».

L’acte posé par l’ancien Trésorier-payeur général est diversement apprécié. Selon des sources concordantes, il aurait été entendu, il y a quelques mois, à la Direction générale des recherches (DGR) dans le cadre de l’opération Mamba. Des sources proches de la présidence de la République indiquent que l’ancien ministre des Sports avait alors pris l’option de rembourser les deniers publics dont il était accusé de détournement. Il a donc été mis en débet. La cession de cette chaîne de télévision à l’Etat participerait d’un remboursement relatif à cette opération ayant déjà conduit une paire de ministres en prison. Le Lycée technologique Paul Kouya, propriété de Blaise Louembé à Koulamoutou, aurait également subi le même sort. «La liberté n’a pas de prix». Si la rumeur est le marché noir de l’information, au marché noir il n’y a pas que du toc.
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