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Mines : «Devenir premier exportateur mondial de manganèse»
Publié le mercredi 10 mai 2017  |  Gabon Review
Ali
© Présidence par DR
Ali Bongo Ondimba a présidé l’ouverture du dialogue national
Mardi 28 mars 2017. Libreville. Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a présidé mardi, la cérémonie d’ouverture des travaux du dialogue national inclusif dans son palais en présence du corps diplomatie et d’environ 300 invités dont son épouse Sylvia Bongo Ondimba.
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A l’occasion de l’inauguration de la société Nouvelle Gabon Mining, le 8 mai 2017 à Biniomi, dans le Haut-Ogooué, le président gabonais est revenu avec Gabonreview sur l’intérêt de cette unité de production. Dans l’interview ci-après, Ali Bongo évoque également le partenariat public-privé, et même les échecs enregistrés avant l’aboutissement de ce projet.

Gabonreview : Monsieur le président, vous venez d’inaugurer une autre usine de transformation de manganèse dans le Haut-Ogooué, que représente cet investissement ?

Ali Bongo Ondimba: Je pense que tout le monde a maintenant bien compris que nous sommes dans l’accélération et la diversification de l’économie du Gabon. Nous voyons maintenant les projets lancés, il y a quelques années, qui arrivent à terme. Il y a un mois c’était l’inauguration de l’usine de transformation de l’huile de palme, dont nous ambitionnons d’être l’un des plus grands producteurs au monde. Avec cela, c’est aussi tout le volet Gabon vert qui est valorisé avec une transformation locale de nos produits. Ici, c’est le Gabon industriel. Ce Gabon industriel, avec cette nouvelle mine de manganèse va nous permettre, avec l’exploitation de Moanda et de Ndjolé, de devenir premier exportateur mondial. Ce n’est pas rien. Ce qui est surtout important pour nous, c’est que nous ne voulons plus seulement nous satisfaire d’exporter. Nous voulons la transformation locale de nos produits y compris le manganèse. En matière de compétitivité, cela nous donnera une valeur ajoutée sur le marché et permettra de créer des emplois.

Le développement, la diversification de notre économie nous donne ainsi l’opportunité d’assurer un lendemain meilleur pour nos concitoyens dans la mesure où beaucoup vont trouver des emplois. Pour ces emplois, il faut se préparer. C’est pour cela que toutes les structures de formation sont très importantes pour que les Gabonais ne puissent pas être de simples spectateurs du développement de leur pays. Nous nous attelons alors à ce que la politique de formation soit forte, pour que demain, tous ces emplois soient détenus par les Gabonais. C’est donc une joie de voir se matérialiser un certain nombre de projets que nous avons lancés, il y a quelques années et qui, aujourd’hui, arrivent à terme. C’est cela le Gabon qui avance, le Gabon qui gagne.

Lorsque vous inauguriez le complexe métallurgique de Moanda, vous aviez annoncé votre intention de faire du Haut-Ogooué une véritable région minière. Cet objectif est-il atteint ?

La nature a voulu que cette province puisse regorger d’importantes ressources minières. En ce qui concerne le manganèse, nous en sommes au deuxième site, nous avons un troisième site vers Okondja. Nous pouvons véritablement envisager de faire de cette province un cluster minier. Qui sait s’il n’y a pas d’autres ressources que nous allons pouvoir découvrir. Car, en même temps que nous mettons en exploitation, en même temps, on continue à explorer la présence d’autres minerais. Le Tout- puissant, la nature ont été généreux avec le Gabon. Il y a peut-être un certain nombre de provinces dans lesquelles se retrouvent des richesses qu’il faut maintenant pouvoir évaluer, afin de pouvoir apprécier comment passer à leur développement. Je salue aussi le partenariat public-privé parce que, depuis quelques années, nous constatons que c’est la formule qui gagne. C’est à dire le partenariat de l’Etat avec des investisseurs qui, eux, viennent de loin, pour investir leurs propres fonds. A ces investisseurs, nous devons apporter des projets de qualité, une main-d’œuvre de qualité et une participation de qualité. Nous voyons que c’est la voie qui marche bien et là encore, aujourd’hui, c’est un exemple de partenariat public-privé qui a bien fonctionné.

Vous inaugurez l’usine de Biniomi aujourd’hui après des expériences infructueuses. Peut-on parler de satisfaction personnelle pour vous?

Les expériences infructueuses comme vous dites répondent de certaines choses. Au moment où s’étudie un projet, on regarde également à quel niveau se situent les cours sur le marché. Ce qui a fonctionné mieux cette fois, c’est que nous sommes pleinement dans un processus de partenariat public-privé. L’Etat s’associe donc avec des spécialistes, des experts du marché et apporte sa part. Voilà pourquoi il était important d’avoir des Codes qui soient attractifs. Le Code minier ou le Code forestier ou encore le Code pétrolier doit être attractif. Ces Codes-là doivent être revus à peu près tous les 10 ans, pour les réadapter à l’évolution du marché. Un Code d’il y a 15 ans ne répond plus aujourd’hui. Sur le pétrole par exemple, vous savez tous que le baril était à 100 dollars il y a quelques années. Il ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui veut dire que les conditions sont différentes. Cela demande une adaptation perpétuelle de nos services pour coller au marché, pour pouvoir être les plus attractifs. C’est cet effort que l’administration, le ministère des Mines, principalement, a déployé pour rester attractif afin d’encourager les investisseurs à venir mettre leurs ressources au service du développement du Gabon et en même temps faire des profits. Notre message est clair vis-à-vis des investisseurs: venez investir au Gabon, gagner de l’argent et en même temps le Gabon en gagne avec vous et se développe.
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