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Jacques Adiahénot : « Le PDG ressemble à un flacon. Ce qu’il y a sur l’étiquette n’a rien à voir avec ce qu’il y a à l’intérieur ».
Publié le mercredi 2 avril 2014   |  Gaboneco


Jacques
© Autre presse par DR
Jacques Adiahénot : « Le PDG ressemble à un flacon. Ce qu`il y a sur l`étiquette n`a rien à voir avec ce qu`il y a à l`intérieur ».


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Après sa démission du Parti Démocratique Gabonais (PDG) le 6 mars dernier, Jacques Adiahénot, opposant depuis peu, a accordé une interview à nos confrères d'Echos du Nord. C'est sans langue de bois qu'il dit ce qu’il pense du parti au pouvoir.

Jacques Adiahénot est une nouvelle fois sorti de sa réserve après l'annonce officielle de sa démission du Parti Démocratique Gabonais (PDG) le 6 mars dernier. En accordant une interview parue hier, lundi 31 mars dans les colonnes de l'hebdomadaire Echos du Nord, Jacques Adiahénot a tenu à mettre en garde ses anciens "camarades" du parti.

Interrogé sur de nombreux sujets notamment sur sa carrière administrative, sociale et politique, l'ancien député du 4e arrondissement de Libreville est revenu sur les derniers événements en date en déclarant fièrement que sa démission n'avait rien à voir avec sa mise au banc lors de la prise de grandes décisions par le PDG.

En effet, pour lui, son départ est la conséquence de la nouvelle configuration de ce parti de masse.

« Le PDG aujourd'hui ressemble à un flacon, ce qu'il y a sur l'étiquette n'a rien à voir avec ce qu'il y a à l'intérieur », affirme-t-il.

Une manière de dénoncer un certain état d’esprit qui régnerait dans les coulisses de son ancien parti, en contradiction avec l’image affichée. En outre, sur son statut de "néo-gabonais", c'est d'un revers de la main que l'ancien hiérarque du PDG a balayé cet argument.

« C'est dommage que des gens censés éduquer les masses se laissent manipuler à ce point. C'est à croire que ceux que vous appelez la légion étrangère sont plus Gabonais que Jean Ping et moi. J'affirme que c'est l'un d'entre eux qui orchestre et finance cette campagne menée par des compatriotes qui ne se rendent pas compte du mal qu'ils font au pays. Chaque Gabonais a dans sa famille au moins un parent non Gabonais. Cela fait-il d'eux des néo Gabonais? », interroge-t-il.

Par ailleurs, dans cet entretien, Jacques Adiahénot déplore la "précipitation" du pouvoir en place dans la construction de "passerelles" en lieu et place d’échangeurs, la démolition de la Fondation Jeanne Ebori et de la Cité de la Démocratie, l’édification de la Marina et la création de nombreuses ‘’agences’’ chargées de gérer bon nombre de réalisations publiques. Car selon lui, les Gabonais ont en priorité besoin d'eau, d’électricité et d’aménagement de nouvelles routes.

Concernant son rôle lors des prochaines élections présidentielles, Jacques Adiahénot a préféré rester vague et affirme laisser le temps faire son oeuvre.

« Après ma déclaration, les rencontres se poursuivent avec mes frères qui ont quitté le PDG depuis quelques années ou qui s'opposent au pouvoir depuis toujours. Pour 2016, il ne faut pas s'affoler, l'illusion d'une chose n'est pas cette chose. Il faut donc se préparer et surtout faire en sorte que tous les acteurs regardent dans la même direction », a- t-il conclu.

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