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Crise dans l’éducation : à Port-Gentil, Lambaréné et Oyem, les élèves investissent les rues
Publié le mercredi 22 fevrier 2017  |  Agence Gabonaise de Presse
Port-Gentil,
© Autre presse par DR
Port-Gentil, Lambaréné et Oyem: Les élèves sont sortis des établissements scolaires pour revendiqué, la reprise des cours, le paiement de la bourse scolaire et aussi des meilleures conditions d’apprentissage
Une vue de la manifestation à Port-Gentil
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Les élèves de certains établissements scolaires des capitales provinciales de l’Ogooué maritime, du Moyen-Ogooué et du Woleu-Ntem, ont envahi les rues, lundi, pour revendiquer, entre autres, la reprise des cours, le paiement de la bourse scolaire et aussi des meilleures conditions d’apprentissage, selon des images diffusées dans les réseaux sociaux.

A Port-Gentil, capitale économique du pays, ce sont les élèves du lycée public Avaro, en uniforme scolaire, qui sont sortis en masse. Ils marchaient, en direction du carrefour Léon Mba en chantant l’hymne national : la concorde. La police est intervenue en tirant des gaz lacrymogènes sur la foule qui s’est rapidement dispersée.

Une vidéo de 2 minutes postées sur Facebook montre des élèves qui ont chuté dans la panique. Des véhicules de la police, sirène hurlante, sont entrés en scène sans tirer un coup ni s’en prendre aux automobilistes pris au piège.
Une photo largement partagée montre une élève blessée à la tête et tentant d’arrêter l’hémorragie avec sa chemise. Une autre montre des élèves fuyant la fumée blanche des gaz lacrymogènes.

A Lambaréné et Oyem aucun débordement n’aurait été constaté. Les élèves seraient certes sortis dans la rue, mais ont marché calmement sous bonne surveillance de la police.

Ces manifestations sont consécutives à une longue grève des enseignants. Depuis décembre, ils ont arrêté de faire cours pour réclamer le paiement du 4ème trimestre 2015 de la Prime d’incitation à la performance (PIP, une prime déjà supprimée de la liste des avantages accordés aux fonctionnaires) et le paiement des vacations ou frais de surveillance des examens d’Etat (CEP, BEPC et Baccalauréat). Ils revendiquent également de nouvelles salles de classe pour éviter les effectifs pléthoriques. Sur la longue liste des revendications figurent aussi les table-bancs, l’éclairage dans les établissements, l’eau courante, les toilettes, etc.

Pour ramener les enseignants dans les salles de classe, le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou avait publié, début février, une note circulaire dans laquelle il menace de couper le salaire des enseignants absents de leur poste de travail et radier ceux qui cumulent trois mois d’absence sans justification. La note aurait radicalisé certains enseignants notamment les leaders syndicaux.

FSS
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