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Gabon : du «poisson d’avril» comme s’il en pleuvait
Publié le mercredi 2 avril 2014   |  Gabon Review




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La journée du mardi 1er avril 2014 a été l’une des plus riches que les Gabonais, amateurs de scoop et de sensations fortes, aient vécues. Plus ou moins crédibles, de nombreuses «informations croustillantes» été diffusées par les médias nationaux, suscitant l’étonnement, l’attentisme ou la controverse. Survol des plus bluffants.

C’est l’un des hebdomadaires nationaux ayant le vent en poupe ces derniers temps qui a sonné la charge en premier. En effet, dès le lundi 31 mars 2014, le journal L’Aube titrait «Démission en cascade du PDG : Ils partent, c’est fini !» pour signifier qu’un ensemble de barons du Parti démocratique gabonais, parmi lesquels Paul Toungui, Idriss Ngari, René Ndemezo’o Obiang, Emmanuel Ondo Methogo, s’apprêtaient à faire «une déclaration à 10 heures, demain mardi [1er avril 2014] à Libreville, au domicile de Hugues Barro Chambrier, pour démissionner du parti des masses [et] soutenir, en 2016, Flavien Nzengui Nzoundou, le vrai héritier d’Omar Bongo pour assurer la stabilité du pays.»

Mardi 1er avril, journée dédiée aux canulars, les médias gabonais ont alors rivalisé d’imagination. C’était à qui susciterait le plus de réactions de la part du public. Même le journal en ligne de l’Agence nationale de l’aviation civile du Gabon (ANAC) s’est prêtée au jeu. On pouvait notamment lire sur son site : «L’association gabonaise de lutte contre l’obésité «Retrouver son Age», dirigée par Mme Danielle Abessolo, DAF de l’ANAC, vient de signer un accord avec la compagnie Air France : à partir du 1er mai 2014, les passagers en classe éco au départ de Libreville payeront leurs billets en fonction de leur poids. Le calcul est simple…Votre poids plus celui de vos valises, voilà ce que vous paierez, finis les frais exorbitants pour bagages excessifs. Le tarif unique : kgs x 6.000 FCFA. Exemple : vous pesez 80 kilos, vos bagages font 20 kgs = 100 kgs, donc coût du billet a/r : 600.000 FCFA.»

«Marie-Madeleine Mborantsuo a annoncé ce matin sa démission. Elle quitte ainsi la haute juridiction qu’elle dirigeait depuis plus de vingt ans, servant avec abnégation son pays», a lancé le site Gabonews quand le leader des quotidiens nationaux et l’hebdomadaire La Loupe s’amusaient sur leur propre sort. En effet, si le dernier cité a titré : «La Loupe est à vendre», comme un appel «explicite» à l’endroit d’éventuels investisseurs intéressés, le quotidien L’Union quant à lui a annoncé la fin du billet «Pour moi quoi, Makaya», un des facteurs de son succès depuis plusieurs années : «Makaya, c’est fini ! Presque aussi vieux que «L’Union» dans sa formule quotidienne -il paraît pour la première fois le 6 janvier 1976- et devenu depuis une véritable institution, le billet d’humeur «Pour moi quoi, Makaya» est supprimé sur décision du Conseil d’administration de Sonapresse.»

Le domaine du sport n’y a pas échappé. En effet, inventif, le site Gaboneco a lancé : «Après avoir mis fin à sa carrière de footballeur internationale en janvier dernier, le capitaine emblématique des Panthères du Gabon Daniel Michel Cousin vient d’être nommé sélectionneur national du Gabon pour combler le vide laissé par le Portugais Paulo Duarte, remercié pour résultats insuffisants.»

Ainsi, les férus de scoop, toute la journée du mardi 1er avril 2014, en ont eu pour leur compte. Entre la nomination de jean Ping à l’Elisée comme «le nouveau monsieur Afrique de François Hollande» aux canulars les plus invraisemblables, les rédactions gabonaises ont une nouvelle fois, cette année, rivalisé d’imagination. Et ce n’est pas fini, si vous avez repéré d’autres poissons d’avril croustillants, n’hésitez pas à les signaler dans les commentaires.

La tradition du poisson d’avril, fête des farces, que les médias, entre autres, ont pris l’habitude d’honorer, consiste en une plaisanterie ou un canular réalisé durant de la journée du 1er avril. Elle remonte au début du 16e siècle et aurait pour origine la décision du roi Charles IV de faire débuter l’année le 1er janvier au lieu du 1er avril, jusque-là utilisé. De nombreuses personnes qui n’étaient pas au courant de ce changement avaient alors continué à célébrer la nouvelle année au jour du 1er avril et à offrir des cadeaux. Lorsqu’on s’en rendit compte et qu’on s’imprégna de ce changement de calendrier, on continua néanmoins à offrir, toujours le 1er avril, des «cadeaux», des faux cadeaux de moquerie.

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