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Port – Gentil : la route du calvaire
Publié le samedi 22 mars 2014   |  Gabon News


Port
© Autre presse par DR
Port – Gentil : la route du calvaire


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Le tronçon routier menant au Centre hospitalier régional de Ntchengué est dans un état de lamentation populaire, les promesses des pouvoirs publics laissent à réfléchir.

L’axe Matanda-Agripog qui conduit jusqu’à l’hôpital de Ntchengué dans le 4ème arrondissement au Sud de la commune de Port-Gentil, est devenu un véritable calvaire pour les automobilistes qui l’empruntent encore. D’autres chauffeurs sont catégoriques ; « tu veux que j’aille casser mon taxi pour tes 500 frs ? », s’exprime Komlan. Il n’est pas l’unique transporteur a opposé un refus. Les usagers de cette importante voie l’ont baptisée « le parcours du combattant ».

En effet, il est difficile d’y circuler. Cette route a commencé à connaître un changement en décembre dernier après le soulèvement des élèves du lycée Thuriaf Bantsantsa réclamant une prise en compte de sa dégradation. Les automobilistes ne s’y aventurent plus en grand nombre. Suite au ras-le-bol des élèves soutenus par une frange des habitants de la zone de Matanda, les autorités locales avaient engagé des travaux de réhabilitation du carrefour Forasol jusqu’à la hauteur de la 2ème pompe du quartier Matanda, seulement. Puis, la route n’avance plus. Du moins, le constat est que les travaux piétinent.

« Les gens qui nous gouvernent sont bizarres puisque les élections, ils ne s’en occupent plus », remarque Mme Atanga. A la mairie rassure que la route sera travaillée puisqu’elle servira pour relier la ville de Port-Gentil à Omboué, longue d’un peu plus de 90 km.

Parmi les conséquences de cette situation, les taximen n’embarquent que le plus offrant. Il y a quelques mois encore, le trajet Matanda-Ntchenguè était à 100 frs, mais le tarif a doublé voire triplé. Et, le piteux état de ce tronçon envoie constamment les automobilistes les plus téméraires dans les garages.

« On demande d’arranger cette route, mais pas réponse », fustige Éric, élève résidant la zone. « Nous avons trop parlé pour attirer le regard des pouvoirs publics », renchérit Jean-Marie, taximan. Le bitume a disparu en laissant place aux crevasses.

A la direction locale des TP, c’est l’économie de la parole. Mais, ce que souhaitent la population et les autres usagers de la route, c’est d’améliorer cette voie au regard de la présence du principal hôpital de la localité.


GN/DKT/YKM/14

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