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Le cri d’alarme de Nadia J. Jocktane, «en danger de mort»
Publié le mercredi 19 mars 2014   |  Gabon Review


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© Autre presse par DR
Le cri d’alarme de Nadia J. Jocktane, «en danger de mort»


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C’est une Nadia J. Jocktane qui est apparue tourmentée et inquiète dans la matinée du lundi 17 mars 2014 devant les médias. L’épouse de l’évêque Mike S. Jocktane est revenue sur les dangers que court sa famille depuis quelques années, en raison de l’engagement politique de l’homme d’église. Des individus qui rôdent autour de leur demeure en voudraient à leur vie.

A l’endroit des médias conviés au point de presse tenu à Libreville dans la matinée du lundi 17 mars 2014, Nadia J. Jocktane a confié : «Samedi 14 mars dernier, des individus armés et cagoulés se sont introduits dans la concession de l’évêque Mike S. Jocktane à Angondjé, en escaladant, par l’arrière, le mur d’enceinte de notre résidence. Profitant de l’obscurité totale, consécutive à la coupure générale de courant survenue aux environs de 23h00 sur toute la ville, ces individus ont une nouvelle fois essayé, en l’espace de quelques mois, d’attenter à notre sécurité et à notre intégrité physique.»

Ainsi, selon l’épouse de Mike Jocktane, ancien directeur de cabinet adjoint de feu le président Omar Bongo, passé depuis 2009 à l’opposition, sa vie et celle des membres de sa famille est danger. Et l’agression subie la nuit du 17 mars dernier, est loin d’être la première dans le genre. En effet, a-t-elle relaté, depuis quelques années, les Jocktane font l’objet d’une «persécution» des plus violentes, orchestrée par des individus non identifiés mais dont le mobile, selon elle, est parfaitement connu : l’engagement politique de son évêque de mari.

Déjà interdit de voyage à l’extérieur du pays, conformément aux supposées «instructions du ministère de l’Intérieur», M. et Mme Jocktane, parents de quatre enfants, subissent des menaces depuis le 30 janvier 2011. Ce jour-là, rappelle Nadia Jocktane mais se souviennent également bien de journalistes, «une vingtaine de personnes armées assiègent l’Eglise centrale aux environs de 10h00, pour interpeller l’évêque Mike S. Jocktane. A la fin du culte, n’ayant pas pu mettre la main sur l’évêque, ils me brutalisent ainsi que deux autres fidèles. C’est le lendemain à 11h00 que nous sommes finalement relâchés.» Depuis, de nouveaux évènements sont survenus dans la vie du couple, et la même année (2011), leur espace vital aurait été sans cesse violé, soit par des «brigands», soit par des agents de divers services : fouille du domicile conjugal, rétention de plusieurs jours à la Police judicaire (PJ), plainte pour «intégrité à la dignité de l’Etat», tout ou presque y serait passé. Pour Nadia Jocktane, «tout ceci montre bien que nous sommes des victimes désignées d’une traque systématique de la part de certains individus sans scrupule. (Aussi), la thèse d’un harcèlement politique n’est pas à écarter», d’autant plus que «le calvaire» perdure depuis trois ans déjà, jusqu’à la toute récente intrusion des malfrats chez les Jocktane.

Pour la femme d’église, bien que convaincue de l’origine de ce cycle de persécutions, des doutes subsistes tout de même : «Pour quelles raisons nous en veut-on, mon mari et moi ? Est-ce à cause de notre engagement chrétien, ou alors en raison de nos convictions politiques et idéologiques, que nous sommes autant persécutés ? (…) Les Gabonaises et Gabonais se représentent-ils l’état d’esprit et le désarroi que vivent mes enfants, finalement traumatisés à vie ?», s’est-elle écriée au bord des larmes.


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