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Oyem: l’affaire Zeng Eyime ou quand le cadastre se fourvoie
Publié le dimanche 16 mars 2014   |  Gabon News




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L'ancien député d'Oyem Jean-Baptiste Zeng Eyimi et sa famille viennent de tout perdre dans la destruction d'une grande partie de leurs habitations du quartier Eyenassi à Oyem à la suite d'un différend cadastral qui met en cause les services du cadastre du Woleu-Ntem qui ont donné l'ordre de détruire 630 m2 alors que la Cour de Cassation avait statué sur 44m2 le 20 juin 2013 pour mettre un terme à une affaire qui commençait à trop durer.

C’est un vrai drame familial qui vient de se produire à Oyem. C’est surtout une violation flagrante des décisions de la justice gabonaise que vient d’opérer Julienne Eddi Essogo. Les 15 et 18 janvier derniers, le dignitaire de la République, député d’Oyem à partir de 1980, Jean-Baptiste Zeng Eyime a littéralement tout perdu dans la destruction de 630 m2 d’habitations. L’œuvre de Julienne Eddi Essogo qui l’avait traîné devant les tribunaux depuis quelques années et qui, après que les cours d’appel et de cassation aient statué définitivement sur ce conflit, a décidé non seulement de récupérer les 44m2 qui lui revenaient de droit mais également de détruire l’effort de plus de 40 ans d’efforts de Jean-Baptiste Zeng Eyime.


Le litige foncier à l’origine du drame date de 2010. Sous la pression de sa fille Julienne Eddi Essogo, Suzanne Okome Ndong porte plainte contre Jean-Baptiste Zeng Eyime pour empiètement sur sa parcelle. Le tribunal de Première instance d’Oyem reçoit la plainte et après plusieurs mois commande à sieur Zeng Eyimi de rétrocéder 44m2 à Suzanne Okome Ndong. Une décision confirmée plus tard par la Cour de Cassation. Sieur Zeng Eyimi accepte alors de respecter la décision de la justice et de détruire une partie du bâtiment qui se trouve alors dans le terrain redimensionné de sa voisine.


Il faut rappeler que le voisinage entre les deux familles durent depuis plus de 40 ans, sieur Zeng Eyime ayant acquis légalement son terrain en 1972 auprès d’un notable du village Keng Akok qui s’étendait alors jusqu’au lieu dit aujourd’hui Eyenassi. Il devenait à cette époque le voisin de Suzanne Okome Ndong, mère de julienne Eddi Essogo, qui avait alors un titre foncier datant de 1943. Pour rester fidèle à la législation, sieur Zeng Eyimi a obtenu un titre foncier provisoire en 1973 puis un titre définitif en 1983. Il a par ailleurs obtenu en 1982 une autorisation de construire octroyée par le conseil municipal d’Oyem, dirigé à l’époque par Gaston Nguema.


Ce que regrette surtout Zeng Eyimi et famille c’est que les services du cadastre, dirigés par Serge Thierry Oyono, aient autorisé la destruction de 630 m2 alors que ce sont eux-mêmes qui avaient conclu à un empiètement de 44m2, décision qui avait servi au jugement de la cour d’appel d’abord et de la cour de cassation ensuite. Le cadastre a donc entrepris de se fourvoyer en remettant en cause sa propre expertise et en donnant l’accord à dame Julienne Eddi Essogo de faire casser plus de 600m2 d’habitations.


La destruction qui s’est faite les 13, 18 et 20 janvier a eu lieu après un nouveau bornage fait par le cadastre en présence de deux agents de la police qui auraient été mandatés par le tribunal. Toute chose qu’aucune notification du tribunal ne semble confirmer. Il faut surtout indiquer que ce qui reste à la famille Zeng Eyimi est aussi menacer.


Au lieu de 1216m2 qui appartiendraient à sa mère et dont elle a hérité, Julienne Eddi Essogo jouit désormais de plus de 1800m2 et pourrait obtenir à la fin plus de 2000m2.


Ce constat donne donc lieu de croire que l’administration gabonaise, services cadastraux et municipaux d’Oyem, se sont trompés depuis 40 ans en établissant des titres fonciers et des permis de construire au nom de Jean-Baptiste Zeng Eyimi et que ce dernier n’avait en fait rien de tout cela. Ce serait donc lui l’usurpateur aujourd’hui. La justice se serait donc trompée en demandant une expertise au cadastre en 2010 et en entérinant que sieur Zeng Eyimi n’avait empiété que de 44m2.


Dans une lettre teintée de désespoir et adressée au ministre de la justice, Jean-Baptiste Zeng Eyimi, père de 25 enfants, écrit : « A ce jour, ma troisième épouse et ses 12 enfants et petits-enfants dorment à la belle étoile. Tout ce qu’elle avait dans sa maison et sa cuisine a été détruit par l’engin d’Entraco. Mes deux premières épouses dont les maisons sont menacées aussi d’être cassées par dame Julienne Eddi Essogo, ont tout perdu ».


Le désespoir de la victime est d’autant plus grand que les deux familles ont vécu pendant plus de trois décennies en parfaite harmonie. Pour exemple, le défunt fils de Julienne Eddi Essogo, Sullivan Bongo, était le parrain catholique de l’un des fils de Zeng Eyimi.


GN/SM/14

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