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Présidentielle 2016 : «Le rapport de force semble s’être inversé en faveur de l’opposition», soutient Mays Mouissi
Publié le jeudi 25 aout 2016   |  Gabon Review


Mays
© Autre presse par DR
Mays Mouissi, analyste économique


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Dans une interview accordée à RFI, le blogueur et analyste économique a confirmé les fortes probabilités de l’opposition de remporter la prochaine présidentielle, depuis le rapprochement d’autres candidats autour de Jean Ping.

Très actif via ses publications sur les questions économiques nationales, le blogueur Mays Mouissi a jeté un regard sur l’actualité politique, notamment la coalition de l’opposition autour de Jean Ping. «Depuis le ralliement des candidats Casimir Oyé Mba et Guy Nzouba Ndama à la candidature de Jean Ping, le rapport de force semble s’être inversé en faveur de l’opposition», a analysé l’économiste, dans une interview publiée par Radio France internationale (RFI), le 24 août courant. «L’alliance autour de Jean Ping mobilise désormais plus de monde dans ses rassemblements que le parti au pouvoir sans faire étalage de la même débauche de moyens. Des médias qui jusqu’alors n’avaient jamais envisagé une victoire de l’opposition soutiennent désormais que c’est possible», a-t-il ajouté, avant de se prononcer sur le scrutin du 27 août prochain.

Mays Mouissi craint notamment des cas de fraudes, comme lors des précédents scrutins présidentiels dans le pays. «Alors que nous sommes à moins de six jours de l’élection, l’opposition conteste toujours la fiabilité de la liste électorale, car dans certaines localités où seulement 43 habitants ont été recensés en 2013 par le gouvernement, 946 personnes sont inscrites sur la liste électorale», a-t-il souligné, rappelant que ce constat se répète dans 59 localités à travers le pays. Par ailleurs, a-t-il ajouté, «dans ses meetings l’opposition s’indigne d’une instruction qui aurait été donnée aux militaires de réserver leur vote au candidat du pouvoir sans que ni le gouvernement, ni le commandement en chef de l’armée n’apporte le moindre démenti». Il est également d’avis que le regroupement autour de Jean Ping ne croit pas à l’impartialité des institutions en charge d’organiser le scrutin et de la Cour qui doit connaître du contentieux.

L’économiste s’est par ailleurs prononcé sur le programme économique de Jean Ping, qu’il juge perfectible. «De mon point de vue, s’il est élu, ce programme devrait être enrichi ne serait-ce que sur les aspects liés à la mobilisation des ressources qui vont financer les dépenses sociales et les investissements envisagés», a estimé Mays Mouissi. «En interne, il lui faudra trouver des mécanismes intelligents susceptibles de diversifier et d’accroître les ressources propres de l’Etat sans que la fiscalité n’étrangle les contribuables», a-t-il ajouté. A l’extérieur, par contre, en plus de la nécessaire diversification des partenaires économiques, l’économiste encourage vivement à «l’organisation d’une conférence internationale de bailleurs de fonds afin de mobiliser les ressources indispensables au financement des investissements prioritaires dans le cadre d’un plan quinquennal préalablement défini».

Ces investissements prioritaires concerneraient ainsi d’abord l’éducation et la santé, «tellement les classes sont surchargées et les centres de santé de proximité insuffisants». Ensuite, a poursuivi Mays Mouissi, vient le logement, «car pendant le précédent septennat, le gouvernement n’a construit que 3 762 logements. A ce rythme, il faudra 483 ans pour résorber le déficit en logement du Gabon qui n’est pourtant que de 259 579 unités». Enfin, a-t-il conclu, les investissements prioritaires concernent «le réseau routier national qui à ce jour n’est recouvert qu’à 15 %».

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