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Présidentielle Gabon : L’appel de Jean Rémy Yama
Publié le mardi 23 aout 2016   |  Gabon Review


Jean
© Autre presse par DR
Jean Rémy Yama, le président du Snec (au milieu)


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Le leader syndical s’est prononcé sur le prochain scrutin présidentiel depuis sa cellule, où il a appelé ses compatriotes à l’union sacrée contre le président sortant.

Arrêté le 9 juillet dernier et depuis incarcéré, le président de l’association Les témoins actifs s’est exprimé, depuis sa cellule, où il a lancé un vibrant appel au Gabonais. «Cette élection présidentielle n’est pas celle où vous devez choisir le candidat que vous aimez. Non! Mais celle où vous demandez à Dieu de vous donner le discernement, car il y aura parmi les candidats en lice, un qui est la véritable reincarnation du diable, celui qui représente le mal, l’injustice. L’objectif est de l’empêcher d’être président de la République», a écrit Jean Rémy Yama.

Appelant ses compatriotes à ne pas se tromper d’objectif, le leader syndical a demandé aux uns et aux autres à voter utile. «En réalité, il ne devrait avoir que deux catégories de Gabonais : Ceux qui veulent libérer le Gabon des griffes de la légion étrangère et ceux qui veulent vendre le Gabon à la légion étrangère», a-t-il lancé, demandant à toutes et à tous de «s’investir la campagne électorale pour empêcher celui qui est responsable de ma détention de revenir au pouvoir».

En effet, le syndicaliste a insisté sur la gravité de l’heure, mettant ainsi en avant la nécessité de s’unir et d’être solidaire, en vue de sanctionner Ali Bongo. «Car il est le responsable de l’incarcération de votre fils et vraisemblablement attentera à sa vie s’il est miraculeusement élu», a-t-il poursuivi.

A l’ensemble de ses interlocuteurs, le syndicaliste a enfin lancé : «J’ai compris que ce n’est pas le procureur et encore moins le juge qui me libèrera. C’est vous chers compatriotes, travailleurs, étudiants, amis et parents qui allez me libérer au soir du 27 août avec l’aide du Dieu vivant». Dans son appel, Rémy Yama est par ailleurs longuement revenu sur les conditions de son arrestation, notamment l’acharnement du procureur général de la République. «Lorsqu’on nous présente le 13 juillet au parquet, le même procureur a effectivement choisi de nous envoyer chez le juge d’instruction, alors que le cadre d’un trouble à l’ordre public, dans 99% des cas, pour des magistrats censés, la procédure adaptée est le flagrant délit qui ne donne au procureur le pouvoir d’enfermer que pendant au maximum un mois avant jugement», a expliqué le syndicaliste.

Selon Rémy Yama «en nous envoyant chez le juge, le procureur Steeve Ndong Essame a l’intention de nous garder en prison plus d’un mois, c’est-à-dire qu’il veut exécuter son intention dévoilée le 9 juillet à la Police judiciaire (PJ)». Autrement dit, celui de garder le syndicaliste en détention un an durant. Se considérant de fait comme un «prisonnier politique», le leader syndicale pense que l’objectif principal du pouvoir est de l’empêcher de jouer un quelconque rôle pendant cette période électorale jusqu’aux législatives de décembre 2016. «Et si ces politiques reviennent au pouvoir, ils décideront s’il faut me tuer ou me garder en vie. Dans tous les cas, il est donné des instructions pour qu’il ne m’arrive rien pendant le processus électoral. Mon élimination pourrait intervenir après ce processus», a-t-il révélé.

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